Nutrithérapie: Kezaco ?

Vous trouverez des définitions toutes faites sur internet…mais souvent plus compliquées que la réalité elle-même 🙂 Je vais tenter de vous expliquer ce que c’est ou tout le moins la vision que j’en ai.  Ce petit article ne se veut pas exhaustif quant aux innombrables possibilités qu’offre la nutrithérapie, mais juste un petit éclairage 🙂

C’est un outil fantastique pour la diététicienne-nutritionniste que je suis et cela devrait faire partie de la formation initiale de la profession.

  • D’un côté la vision « diététique » de votre alimentation va permettre d’en appréhender la globalité de ce que vous consommez: la structure de votre journée, les horaires, les aliments quantitativement et qualitativement, les envies, les goûts,….
  • Ensuite la nutrithérapie va venir compléter cette vision en l’affinant: elle va se focaliser sur votre biochimie intérieure dont elle permet,entre autres, d’apaiser les désordres.

Comment fait-on ?

Différents outils s’offrent au thérapeute pour l’aider à comprendre votre biochime.

  • La plupart des gens imaginent que la prise de sang est l’outil le plus important…au risque de vous décevoir, je pense que ce n’est pas vrai même si elle est d’une aide précieuse et irremplaçable pour chiffrer certains dosages ou objectiver certaines suspicions. (Une prise de sang pour doser le profil en acides gras peut faire gagner beaucoup de temps pour envisager une complémentation ou des modifications alimentaires et indispensable pour le suivi des patients diabétiques).

Combien de patients se plaignent de douleurs, mal-être, fatigue…alors que la prise de sang est IMPECCABLE ! Ou encore une prise de sang montrant un taux de magnésium dans les « normes » et un patient perclus de spasmes ou autres crampes ?

  • Les questionnaires ciblés sont des outils d’une efficacité redoutable et en faisant des liens avec votre histoire, on peut vraiment clarifier et comprendre votre biochimie afin d’en envisager la correction ou agir en prévention. Ces questionnaires sont parfois composés de questions étranges mais qui font sens pour le thérapeute. On vous demandera de préciser l’heure de vos états de fatigues, les variations d’humeur, votre libido, …et parfois des questions moins glamour sur l’état de vos selles ou l’odeur de vos flatuosités 🙂

 

Bref: nutrition et nutrithérapie sont vraiment complémentaires et optimisent l’aide que le thérapeute peut vous apporter sur votre chemin.

 

 

 

 

 

Atelier d’aromathérapie familiale 10/09/2017 9-13h Nimy

Cet atelier de 4 heures ira à l’ESSENTIEL afin de vous offrir les bases nécessaires à une utilisation correcte des huiles essentielles pour vous et votre famille.

Seront envisagés:

– un bref historique de l’aromathérapie 

– Les critères d’une bonne huile essentielle 

– Les modes d’utilisation

– L’olfactothérapie: l’impact sur nos émotions 

– L’étude d’huiles essentielles pour se faire une aromathèque de base. 

Vous recevrez un syllabus détaillé contenant également des recettes de mélanges simples pour soigner les problèmes du quotidien pour toute la famille !

À qui s’adresse-t’il?

✅À toute personne débutante désireuse d’apprendre 

✅À toute personne utilisant déjà certaines huiles essentielles sans base théorique

✅À toute personne désireuse d’ancrer ses connaissances.
Prix: 75 €
Nombre de places limité à 15 personnes 

Inscription 
Par mail auprès de génération avenir ET de Delphine Blondel
1. aller sur le site

http://www.generationavenir.be/inscriptions/
2. Envoyez un mail 

blondel.delphine@gmail.com
Le versement se fait via le site génération avenir.

L’aromathérapie et le stress: ça marche ?

Il y a énormément de choses à dire sur les possibilités d’impact des huiles essentielles sur le stress. Il existe d’ailleurs des tonnes de livres sur le sujet…Mais ce qu’aucun livre ne remplacera, c’est VOUS ! Je veux dire par là que vous êtes unique, avec votre vécu, vos préférences, vos envies, votre stress et la manière avec laquelle vous le gérez…

Si il est de notoriété publique que l’huile essentielle de lavande vraie (officinale ou fine) est utilisée pour apaiser le système nerveux, il n’est pas rare qu’elle ne fonctionne pas du tout chez certaines personnes.

POURQUOI CA NE MARCHE PAS SUR VOUS ?

A partir du moment où un huile essentielle n’est pas utilisée pour une lésion « banale » (type coup de soleil, petite brûlure,…) où les indications sont valables pour tous, il y a un court-circuitage plus que probable par le système nerveux (système limbique, siège des émotions, de la mémoire,…).

Donc une huile essentielle  a beau avoir une composition parfaite pour « en théorie » apaiser le système nerveux sympathique, il se peut que cela ne fonctionne pas.

QUE FAIRE ?

  • Soit vous êtes intéressé et pas pressé: il peut être intéressant de voir par vous même comment vous réagissez aux différentes huiles essentielles réputées pour impacter le stress. Testez les recettes de livres sur le sujet (mais surtout lisez bien tout avant de faire de l’auto-médication !)
  • Soit vous vous faites guider par votre thérapeute, qui grâce à son anamnèse, à la connaissance qu’il aura de votre personnalité, pourra vous guider vers certaines huiles et vous expliquera clairement comment les utiliser
  • Suivez une formation qui vous fera gagner du temps en vous expliquant clairement comment vous y prendre. Bien souvent, vous y recevrez un syllabus condensé allant droit à l’essentiel. Le fait d’interragir avec un formateur et des participants est très stimulant et motivant. Oui c’est vrai, je prêche pour ma chapelle puisque j’organise des formations 😉 …mais je reste persuadée que l’immersion dans un sujet est la meilleure manière d’apprendre.

Mais quoi qu’il en soit………… il faudra tester.

Ceci dit, si l’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia ssp angustifolia), n’hésitez pas à l’utiliser en application cutanée diluée sur des plexus ou le long de la colonne vertébrale.

J’écrirai bientôt d’autres articles avec des petites recettes car c’est souvent ce que vous préférez 🙂 mais n’oubliez pas……….vous êtes UNIQUE !

cerveau et thé

Dans la Chine ancienne, on affirmait déjà que le thé permettait « d’éclaircir les pensées ». Aujourd’hui on l’implique dans le maintien de l’intégrité des facultés cognitives…et cela est à peu de choses près identique.

On classe les thés en fonction de leur origine et de leur méthode de fabrication.

  • Le thé vert est obtenu en étuvant les feuilles fraîchement cueillies afin d’inactiver les enzymes. Les feuilles restent vertes et ne fermentent pas.
  • Le thé noir est produit à partir des feuilles séchées ce qui concentre la teneur en antioxydants (polyphénols). Ensuite, les feuilles fermentent, ce qui crée une oxydation et les catéchines donnent alors naissance à d’autres substances : les théaflavines et théarubigines.
  • Le thé oolong est obtenu en suivant les mêmes étapes qui conduisent au thé noir. Mais la fermentation sera interrompue et ce thé sera deux fois moins fermenté que le thé noir.

Boire du thé améliore l’attention, l’état d’éveil, les performances… selon une revue de littérature parue dans *American Journal of Clinical Nutrition.

*On observe une augmentation très significative des ondes thêta, associée à la mémoire 30 minutes à une heure après la consommation de thé.

Les  propriétés bénéfiques du thé seraient dues à sa composition

4 polyphénols

  1. l’épigallocatéchinegallate (EGCG),
  2. l’épigallocatéchine,
  3. l’épicatéchine gallate 
  4. l’épicatéchine.

A ces molécules s’ajoutent : la L-théanine et la caféine.

Le thé à la fois stimulant ET apaisant ! Un paradoxe pourtant réel !!
La caféine est plutôt stimulante et même excitante dans le café ne gardera que sa première qualité dans le thé.

En effet, la L-théanine, un acide aminé capable de passer la barrière hémato-encéphalique, va jouer un rôle antagoniste à la caféine.

Comment ?

La théanine favorise la production

  1. de sérotonine (neurotransmetteur apaisant)
  2. de dopamine (neurotransmetteur stimulant)
  3. d’ondes alpha qui apaisent et favorisent la sérénité

 

 

*Einöther SJ, Martens VE. Acute effects of tea consumption on attention and mood. Am J Clin Nutr. 2013 Oct 30.
*Okello EJ, Abadi AM, Abadi SA. Effects of green and black tea consumption on brain wave activities in healthy volunteers as measured by a simplified Electroencephalogram (EEG): A feasibility study. Nutr Neurosci. 2015 Feb 25.

7 conseils pour manger moins de sucre

4 adultes sur 10 mangent trop de sucre ! C’est énorme sachant que l’on parle d’un nutriment non essentiel dont la consommation en excès a des répercussions énormes sur la santé: de la carie, en passant par les stéatoses non alcooliques, la grande famille des maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 et les problèmes de poids.
Ici ce sont les sucres ajoutés et parfois naturellement présents dans les aliments qui sont visés.
Je rencontre beaucoup de personnes qui pensent encore que les fruits, jus de fruits, le miel se consomment à volonté puisqu’ils ont une origine naturelle.
Les personnes qui consomment beaucoup de sucre sont aussi celles qui consomment plus de calories sur une journée et une corrélation est établie également par une faible consommation de légumes.

Pratiquement que pouvez-vous faire ?

  • Ne buvez pas de jus de fruits au petit déjeuner: une exception est de mise cependant pour le jus de citron qui n’a pas le même impact sur la glycémie. Que ce jus soit naturel, sans sucre ajouté ou pas: préférez manger un fruit !
  • Lisez les étiquettes: en effet, les ingrédients sont indiqués par ordre décroissant de poids. Donc si le sucre (ou saccharose, fructose, glucose, sirop de gluco-fructose, dextrose…) figurent dans les premières places, évitez de l’acheter.
  • Limitez les sucres « naturels »: le sirop d’agave, souvent conseillé par des thérapeutes mal informés, est très riche en fructose, dont il a tous les inconvénients. Seul le fructose des fruits (et certains légumes) ingéré en consommant le fruit entier, ne présente pas ces inconvénients. Le miel, bien que naturel, n’en reste pas moins un aliment fort sucré à utiliser avec parcimonie.
  • Pas de substitution par des édulcorants de synthèse. Il est prouvé que l’utilisation d’édulcorants ne diminuent ni les risques de surpoids ni de diabète. Ils ont aussi une Dose journalière admissible, qui peut rapidement être dépassée et exposer à des risques de santé et perturber le microbiote.
  • Utiliser des alternatives saines. La vanille, la cannelle, la réglisse, la fleur d’oranger….et certaines huiles essentielles peuvent avantageusement remplacer le sucre ou faire en sorte d’en mettre moins en relevant le goût
  • Décidez dès aujourd’hui de réduire une petite chose.L’arrêt brutal du sucre est déconseillé et risque de créer des symptômes de manque (migraine, malaise, …).Comme pour tout changement, ceux qui me connaissent savent combien la théorie des petits pas est ma méthode préférée.  
  • Faites-vous plaisir.Mais de temps en temps ET en conscience ! choisissez l’aliment qui vous plaît et non pour faire plaisir à quelqu’un d’autre ! 

Et si c’est trop difficile, la nutrithérapie, la phytothérapie et l’aromathérapie peuvent être d’une aide précieuse ! cela pourrait faire partie d’une article à part entière ….