Mon enfant n’aime pas les légumes…

Je rencontre souvent des parents désespérés parce que leurs enfants n’aiment pas les légumes ou les fruits.

Par ce petit article, je voulais vous rappeler des points essentiels pour favoriser l’apprentissage du goût chez les enfants.

⁃ l’exposition répétée à un aliment est nécessaire et sous différentes formes. Ne vous découragez pas, cela prend du temps.

⁃ Soyez un modèle ! La congruence est de mise car comment exiger d’un enfant qu’il mange des légumes si vous n’aimez pas ?

⁃ Parlez positivement de cet aliment: cela permet une « contamination » émotionnelle ainsi que des représentations positives dont on sait qu’elles persisteront à l’âge adulte.

⁃ N’étiquetez pas votre enfant comme n’aimant pas tel ou tel aliment: il se sentira obligé de rester dans cette case. Au contraire, valorisez.

⁃ Partagez des repas dans une ambiance détendue afin que l’enfant ne crée pas d’associations négatives. Le plaisir de manger se construit par interactions familiales et sociales.

⁃ Faites participer les enfants à la préparation dès leur plus jeune âge et emmenez-les au marché ou dans les commerces locaux.

⁃ N’hésitez pas à partager vos expériences alimentaires avec vos enfants: ils adorent cela !

Votre « régime » on en parle ?

A l’heure où les magazines s’en donnent à cœur joie pour publier le soi-disant dernier régime « miracle », où les publicités vous inciteront acheter LE produit qui vous fera fondre comme neige au soleil (oui vous n’y croyez pas mais vous essayez quand même !)…il est peut-être temps d’arrêter tout régime non ? Je ne suis pas en train de me tirer une balle dans le pied car je suis de plus en plus convaincue de l’efficacité d’une approche globale!

Mais à l’heure du 2.0, tout le monde n’est pas prêt à prendre le temps pour analyser et modifier en douceur son lien à l’alimentation. Par contre, pour ceux qui sont dans cette réflexion, les changements opérés en douceur, offrent de magnifiques possibilités.

J’entends souvent ces mots: « j’ai tout essayé », « j’ai fait tous les régimes »…

« Plus rien ne fonctionne »… » je ne perds pas un gramme »

Que faire?

1. il n’y a pas de recette unique et miraculeuse: donc on arrête de croire aux miracles !

2. Arrêter les régimes remplis d’interdits et culpabilité

3. Il faut remettre en question bon nombres d’idées reçues (genre: le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée…)

4. Reprendre contact avec ses sensations de soif, de faimS (oui il en existe plusieurs), de satiété…

5. (Ré)apprendre à se respecter en acceptant aussi d’être traversé(es) par des émotions (et oui, elles nous traversent car nous ne sommes pas elles!)

6. Comprendre son mode de fonctionnement pour ensuite trouver des solutions autres qu’alimentaires pour régler ses émotions

7. Prendre soin de son corps

8. Prendre soin de ses pensées

9. Choisir avec soin ce que vous consommez

10. Redonner au repos, au rire et au sommeil sa place essentielle dans notre vie.

11. Comprendre que ce n’est pas un chiffre sur une balance qui doit régir votre humeur !

Bien sûr tout cela prend du temps et demande un minimum d’engagement avec soi-même…comme une promesse à se faire et à tenir. Étrangement et paradoxalement, nous avons tendance à mieux tenir nos promesses avec autrui qu’avec nous.

Allez faites-vous une petite promesse ce jour et tenez-la !

Lien éclairci entre dépression et sucre

Mange-t-on du sucre parce qu’on est dépressif ou devient-on dépressif parce que mange du sucre ? Le lien de cause à effet n’était pas établi jusqu’ici.

Des scientifiques de l’University college of London ont conclu après avoir suivi plus de 10000 fonctionnaires britanniques durant plus de 30 ans.

Les personnes consommant beaucoup de sucre sous forme de sucreries et de boissons sucrées, surtout les hommes, développent ensuite plus souvent des symptômes dépressifs et d’autres problèmes psychiques.

Ceci dit…j’imagine que ça n’étonne plus grand monde.

11 astuces pour un cerveau en pleine forme

Lors de mes études, j’ai appris que des milliers de neurones mouraient chaque jour…cela a contribué à me stresser et m’a mis une pression pour utiliser au mieux ceux que je possédais…

En 1994 pourtant un certain Joseph Altman a démontré qu’il existait une neurogénèse (= naissance de nouveaux neurones) adulte et non plus exclusivement embryonnaire.

Mais aujourd’hui c’est du BDNF dont je voudrais vous parler

Le facteur neurotrophique dérivé du cerveau ou BDNF est un tonique pour le cerveau, une sorte d’engrais qui augmente les connexions neuronales et stimule même la production de nouveaux neurones. Cette neurogénèse se produit surtout dans l’hippocampe et le cortex pré frontal (deux zones impliquées dans le traitement et le stockage d’informations nouvelles).

Des taux de BDNF élevés, sont associés à de bonnes fonctions cognitives, notre vitesse d’esprit et notre capacité d’apprendre.

Des niveaux bas de BDNF sont retrouvés dans certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et à la dépression.

D’autres études tentent à démontrer qu’une bonne flore intestinale va avoir tendance à augmenter le taux de BDNF.

Selon le professeur Ratey, de l’université de Harvard, le facteur le plus puissant est l’activité physique aérobie.

La restriction des calories aurait un effet positif ainsi que la consommation d’oméga 3 de type DHA.

La méditation permet une augmentation considérable de BDNF ainsi qu’un sommeil profond de qualité.

L’exposition au soleil (mais qui cela surprendra-t’il ?)

Les polyphénols du café, thé vert, chocolat noir et des myrtilles

A l’inverse,

Les hormones de stress, la consommation de sucre, l’isolation sociale, la pollution et l’inflammation systémique diminuent les taux de cet engrais vital à un cerveau en plein forme.

7 bienfaits trop peu connus du brocoli

Un de mes enseignants en nutrition, le regretté Stevo Solaja, disait de lui qu’il était bien plus qu’un légume.

Delphine, disait-il, as-tu mangé ton « brocoli cru » (prononcer crrrrou) aujourd’hui ?

Bien sûr que non que je ne mangeais pas de brocoli cru ! J’avais bien sûr essayé un, deux jours tout au plus. Mais c’était juste impossible.

Par la suite, l’achat de mon extracteur de jus a changé la donne.

Non, je n’en mange pas tous les jours mais quelle facilité d’ajouter du brocoli dans n’importe quel jus !

La composition du brocoli est assez exceptionnelle: vitamine C, K, B9, calcium, magnésium, potassium, antioxydants et des composés bénéfiques à la santé : les isothiocyanates, dont le célèbre sulforaphane.

Sa consommation régulière permettrait de réduire l’incidence de certains cancers comme celui du sein, de la prostate ou du côlon.

Pourquoi le brocoli cru serait-il meilleur que le cuit?

Un peu de chimie pour comprendre: le brocoli contient des molécules appelées glucosinolates et une enzyme, la myrosinase. La myrosinase permet de transformer les glucosinolates en sulforaphane. Mais la myrosinase est très sensible à la chaleur. Les cuissons habituelles (bouillir, micro-ondes) diminuent les quantités de glucosinolates dans le légume. La cuisson vapeur semble plus adaptée.

Alors comment faire ?

• mangez le cru si vous aimez ou si vous avez un extracteur de jus

• préférez la cuisson vapeur au bouillon ou au micro-ondes, ou basse température

• laissez reposer les morceaux de brocoli finement coupés avant de les cuire (entre 30 et 90 minutes car cela augmente la quantité de sulforaphanes)

Il y a encore plein d’autres bonnes raisons de consommer du brocoli:

⁃ la teneur en lutéine et la zéaxanthine, deux antioxydants présents dans le brocoli ont fait leurs preuves quant à l’action préventive qu’elles exercent sur notre vision.

⁃ Par sa composition en Vitamine B9, il peut réduire la quantité d’homocystéine (facteur de risque cardio-vasculaire) et apporte du kaempférol, un flavonoïde qui présente une activité apoptotique des cellules cancéreuses.

Loin de moi l’idée d’avoir été exhaustive dans cet article mais si l’envie de mettre davantage le brocoli dans votre assiette vous est venue, mon objectif est atteint.

Marre des interdits !

Sur le principe visant à une sensibilisation, je suis d’accord car il faut pouvoir se rendre compte que notre société pousse aux excès en tout genre: alcool, sucre, tabac,…

Quelques jours c’est bien mais s’interdire (hors problème de santé le nécessitant) de boire un verre (si on aime ça ) ou manger un bout de cake maison sous prétexte qu’on est dans « son mois sans », c’est méconnaître un principe de base qui peut expliquer de nombreux échecs quand on veut modifier son alimentation.

Dès que vous vous interdisez quelque chose, vous engendrez une envie irrésistible d’y succomber et cela peut virer à l’obsession. La restriction cognitive avec ses interdits nous éloigne de l’alimentation intuitive et respectueuse de nos besoins. On peut également, par ce biais, créer des désordres alimentaires qui n’étaient pas présents au départ !

Il y a sans aucun doute de l’abus dans notre alimentation, tant au niveau qualitatif que quantitatif. Nombreuses sont les personnes qui n’ont pas conscience des quantités de sucres ou de graisses qu’elles consomment. Là un travail guidant vers la prise de conscience et la modération est intéressant.

Pensons à l’image que nous transmettons à nos enfants, soyons cohérents !

La bonne nouvelle, c’est qu’en prendre conscience c’est déjà faire une partie du chemin vers l’équilibre.

Un peu de magnésium?

Le magnésium est un minéral des plus importants car il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques de l’organisme. Il est apporté par l’alimentation à raison de 100-120 mg pour 1000 Kcal, ce qui est insuffisant la plupart du temps. De plus, lors de période de stress, il est surconsommé !

Sa carence engendre de nombreux symptômes qui sont malheureusement difficilement imputables à sa seule carence… (fatigue physique et intellectuelle, tension, anxiété, …). Il est fréquent de devoir prendre un supplément au vu du stress que génère le quotidien.

La question se pose alors : lequel prendre ?

Il faut savoir qu’il existe différents sels de magnésium et, de ce fait, tous les magnésiums ne renferment pas tous la même quantité de « magnésium-Elément ». De plus, la biodisponibilité du magnésium varie également en fonction du sel qui renferme l’élément.

Pour choisir le magnésium adapté au besoin d’une personne, le thérapeute doit réaliser une anamnèse correcte des apports, de l’état de stress dans lequel vit la personne, de son tempérament, de signes de carences plus ou moins marqués ainsi que de l’état de ses intestins. En effet, certains sels de magnésium sont laxatifs et exigent une grande prudence en cas de colopathie !

Ensuite, il faut veiller à la présence des cofacteurs du magnésium dans ou à côté du complément alimentaire. Lesquels ?

–          Vitamine B6

–          Les vitamines B en général

–          La taurine

Par contre, évitez les compléments contenant plein de conservateurs, arômes, excipients…

Quel dosage ? Il s’agira au thérapeute de vous guider dans la dose qui vous convient. Pour se faire, il se basera sur l’intensité des symptômes de carence (la prise de sang n’est pas un bon guide pour ce minéral) et sur les renseignements reçus lors de l’anamnèse.