Un peu de magnésium?

Le magnésium est un minéral des plus importants car il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques de l’organisme. Il est apporté par l’alimentation à raison de 100-120 mg pour 1000 Kcal, ce qui est insuffisant la plupart du temps. De plus, lors de période de stress, il est surconsommé !

Sa carence engendre de nombreux symptômes qui sont malheureusement difficilement imputables à sa seule carence… (fatigue physique et intellectuelle, tension, anxiété, …). Il est fréquent de devoir prendre un supplément au vu du stress que génère le quotidien.

La question se pose alors : lequel prendre ?

Il faut savoir qu’il existe différents sels de magnésium et, de ce fait, tous les magnésiums ne renferment pas tous la même quantité de « magnésium-Elément ». De plus, la biodisponibilité du magnésium varie également en fonction du sel qui renferme l’élément.

Pour choisir le magnésium adapté au besoin d’une personne, le thérapeute doit réaliser une anamnèse correcte des apports, de l’état de stress dans lequel vit la personne, de son tempérament, de signes de carences plus ou moins marqués ainsi que de l’état de ses intestins. En effet, certains sels de magnésium sont laxatifs et exigent une grande prudence en cas de colopathie !

Ensuite, il faut veiller à la présence des cofacteurs du magnésium dans ou à côté du complément alimentaire. Lesquels ?

–          Vitamine B6

–          Les vitamines B en général

–          La taurine

Par contre, évitez les compléments contenant plein de conservateurs, arômes, excipients…

Quel dosage ? Il s’agira au thérapeute de vous guider dans la dose qui vous convient. Pour se faire, il se basera sur l’intensité des symptômes de carence (la prise de sang n’est pas un bon guide pour ce minéral) et sur les renseignements reçus lors de l’anamnèse.

 

Régime avant les fêtes?

Les articles vont se succéder pour nous inciter à perdre quelques kilos avant les fêtes pour ensuite nous inviter à les reperdre après les fêtes….Je suis persuadée que cette période est une aubaine pour ceux qui sont prêts à changer leurs habitudes en douceur.
Par contre entamer un régime restrictif à cette époque de l’année ouvre une porte vers une reprise rapide au moindre écart et creuserait le lit d’une frustration bien souvent présente, même à l’évocation du mot « régime »!

Alors on fait quoi ?

Et bien, on prend un peu de temps pour se poser les bonnes questions sur nos habitudes (alimentaires et autres) seul ou avec l’aide d’un professionnel. On liste les choses à changer et on s’engage à modifier de petites choses à la fois…

Des exemples 
– décider de boire de l’eau plus régulièrement 

– Réduire sa quantité de sucre

– S’engager à prendre un petit déjeuner salé au moins deux fois sur la semaine.

– Programmer ses repas et les afficher 

– ….

Mais aussi

– se coucher plus tôt 

– Aller marcher 20-30 minutes par jour

– Réduire ses déchets ménagers

– Désencombrer sa maison 

– ….
C’est la somme des choses qui peut paraître décourageante mais quand on fractionne les objectifs, cela rend les choses tellement faciles.
Je ne peux à nouveau que vous mettre en garde contre des personnes, non professionnels de la santé, qui fleurissent un peu partout et finissent par vous vendre, gouttes, tisanes et autres poudres de perlimpinpin miraculeuses. En cas de doute, renseignez-vous.

Alors quels seront vos objectifs santé ?

Une fois décidés, posez juste une action pour y arriver.

Les enfants ne s’hydratent pas assez!

Les enfants français ne boivent pas suffisamment avant de partir à l’école.La consommation de boissons au petit-déjeuner pourrait être insuffisante. Dans cette étude, 2/ 3 des enfants partaient à l’école mal hydratés en dépit de leur petit-déjeuner.

Une étude d’envergure a été réalisée dans la région de Rennes auprès de 529 enfants de 9 à 11 ans 260 filles et 269 garçons. La consommation alimentaire et hydrique au petit-déjeuner a été évaluée (en tenant compte de l’eau, du lait, des autres boissons et de l’eau de constitution des aliments) et l’osmolalité urinaire mesurée 30min après le repas. L’osmolalité urinaire varie de façon inversement proportionnelle au volume hydrique consommé.

10% des enfants ne consommaient rien au petit-déjeuner. Les enfants qui petit-déjeunaient ingéraient en moyenne 344 ml d’eau, essentiellement sous forme de liquides (285ml). 

30 minutes après le petit-déjeuner, les 2/3 des enfants étaient légèrement déshydratés. En effet, leur osmolalité urinaire était supérieure à 800 mosm/kg, ce qui est considéré comme le signe d’une légère déshydratation chez l’enfant.

Ainsi, pour les auteurs, les apports hydriques observés dans cette étude ne suffiraient pas à compenser l’absence d’hydratation pendant la nuit. En pratique, toutefois, il paraît difficile de faire boire au petit-déjeuner beaucoup plus de 280ml de liquide à des enfants de 9 à 11 ans. Il faudrait donc mieux veiller aux apports hydriques des enfants sur toute la journée, depuis le lever jusqu’au coucher.

Bonnet F, Lepicard E, Cathrin L et col (2012) French Children Start Their School Day with a Hydration Deficit, Ann Nutr Metab; 60:257-263

8 astuces pour réduire l’inflammation

L’inflammation est une réponse de l’organisme face à une agression (lésion, infection, antigène, ou encore à la stimulation de molécules pro-inflammatoires). Elle est donc une réaction normale de défense. Quand l’inflammation perdure, elle abîme les tissus et les cellules faisant le lit de nombreuses pathologies.

La liste des maladies où l’inflammation est mise en cause (comme facteur important ou bien on retrouve une composante inflammatoire) ne fait que s’allonger : de la tendinite, l’arthrite, la maladie de Crohn, la maladie coeliaque, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies neurodégénératives……mais aussi l’obésité et plus récemment la dépression.
Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens restent le traitement le plus prescrit contre les douleurs liées à l’inflammation  malgré des effets secondaires bien connus (troubles gastriques, rénaux, cardio-vasculaires, etc.).

Le rôle de l’alimentation est souvent sous-estimé. Il existe pourtant des substances naturelles qui ont une action anti-inflammatoire semblable à celle de ces médicaments, effets indésirables en moins.

Le magnésium, la vitamine C et E (1, 2, 3)

Ces trois nutriments possèdent des propriétés anti-inflammatoires. Plusieurs études ont montré qu’une consommation alimentaire faible en ces nutriments est associée à des taux de CRP élevés (un des marqueurs biologiques de l’inflammation).

La N-acétyl-cystéine (NAC)

La NAC est un composé mieux connu dans les maladies pulmonaires pour ses propriétés mucolytiques. Mais c’est aussi un puissant antioxydant, qui est aussi le précurseur du principal détoxifiant de nos cellules, le glutathion. On va la conseiller dans des pathologies où les besoins en glutathion sont augmentés. Une manière simple d’en prendre est d’utiliser du lysomucil ou de la NAC en poudre.

La glucosamine (4)

Bien connue des personnes ayant des problèmes articulaires, elle a montré qu’elle peut également réduire l’inflammation chez des patients colitiques et chez des patients obèses (associée à de la chondroïtine).

Les oméga-3 à longues chaînes

Les oméga-3, ne sont pas assez présents dans notre alimentation et qui sont nécessaires à la santé, notamment cardio-vasculaire. Sous ce terme se cache deux formes:  l’acide éicosapentaénoïque (EPA) et de l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ils aident à réduire l’inflammation et la douleur liées à de nombreuses affections chroniques. Le DHA agirait via la synthèse de molécules appelées marésines qui « éteignent » l’inflammation.

Le gingembre

Le gingembre contient des gingérols qui inhibent des molécules inflammatoires, de la même manière que les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les études ont montré qu’il fallait une prise d’1 gramme par jour et que l’effet prend quelques semaines pour être ressenti. Le gingembre est très efficace pour lutter contre l’arthrose et l’arthrite rhumatoïde, les gastrites et les oesophagites.

Le curcuma (5)

Le curcuma contient de la curcumine connue pour ses propriétés anti-inflammatoires.

Une étude a d’ailleurs été faite pour son action sur les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde en comparaison avec du diclofénac (Voltarene). Tous les patients ont vu leurs symptômes diminuer, c’est le groupe qui a pris du curcuma seul qui a vu la plus grande amélioration et sans aucun effet secondaire.

La difficulté est de consommer correctement ce curcuma qui n’est pas toujours bien absorbé par l’organisme : l’associer à la pipérine, aux gingérols, et à de la matière grasse lors d’un repas chaud, favorise son assimilation.

 Cette liste n’est pas exhaustive et d’autres molécules ont fait leur preuve avec plus ou moins d’efficacité, je pense au cassis en gemmothérapie mais ici je fais un article de nutrithérapie !

Ne perdons pas de vue que l’alimentation en dehors de ces différents points abordés est essentielle pour limiter au maximum l’acidose qui favorise la flambée de l’inflammation. L’excès de sucre est bien souvent en tête des responsables de l’acidose.

 

1. King D, Mainous A 3rd, Geesey M, Woolson RF.Dietary magnesium and C-reactive protein levels. J Am Coll Nutr. 2005 Jun;24(3):166-71.
2. Saboori S, Shab-Bidar S, Speakman JR, Yousefi Rad E, Djafarian K. : Effect of vitamin E supplementation on serum C-reactive protein level: a meta-analysis of randomized controlled trials.Eur J Clin Nutr. 2015 Feb 11. 
3. Schwab S, Zierer A, Schneider A, Heier M, Koenig W, Kastenmüller G, Waldenberger M, Peters A, Thorand B. Vitamin E supplementation is associated with lower levels of C-reactive protein only in higher dosages and combined with other antioxidants: The Cooperative Health Research in the Region of Augsburg (KORA) F4 study. Br J Nutr. 2015 Apr 21:1-10.
4. Youn Bak, Johanna Lampe, My-Kyung Sung, Effects of dietary supplementation of glucosamine sulfate on intestinal inflammation in a mouse model of experimental colitis, Gastroenterology, Apr.2014.
5. Chandran B, Goel A. A Randomized, Pilot Study to Assess the Efficacy and Safety of Curcumin in Patients with Active Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2012 Mar 9.

Les petits déjeuners et collations des enfants et des adolescents 19/09/17 19-21h

Et si on variait les petits déjeuner et les collations de nos enfants? (Et les nôtres par la même occasion ?)

Lors de cet atelier, il sera abordé dans un premier temps, l’alimentation des enfants et des adolescents de manière générale.
Ensuite je caractériserai les particularités inhérentes à chaque âge.

Cette année, je mettrai l’accent sur le côté pratique des petits déjeuner et des collations.

Comment s’y prendre avec un enfant qui n’a pas faim ?
Comment varier pour ne pas créer de carence ?
Mon enfant ne mange que du Choco…

Enfin, comme à chaque fois, un temps de questions-réponses sera envisagé

Vous recevrez un syllabus avec des recettes.

Prix de l’atelier: 45€
Inscription: via le site de génération Avenir
http://www.generationavenir.be/inscriptions/

Pour tout complément d’information: vous pouvez m’envoyer un mail: blondel.delphine@gmail.com

25 aliments riches en protéines végétales 

L’apport en protéines dans l’alimentation est vraiment importante. Cependant, on ne s’improvise pas végétarien, végétalien ou végan. Cela se prépare, se réfléchit. On ennuie souvent ceux qui suivent cette manière de manger en leur parlant du risque de carences….

Oui ce risque est bien réel, tout comme celui de prendre du poids ! ( car il y a souvent une tendance à augmenter la proportion d’aliments riches en glucides).

Non, ce n’est pas inéluctable.

Voici une liste d’aliments riches en protéines qu’il est intéressant de combiner au quotidien en leur laissant une place de choix dès le matin.

Les protéines servent à

  • Construire toutes les cellules
  • Régénérer les cellules
  • Renforcer l’immunité 

Les chiffres qui suivent peuvent varier d’une marque à l’autre.

  1. Spiruline : 57g/ 100g
  2. Soja: 34g/100g
  3. Graines de chanvre: 33g/100g
  4. Arachides: 26g/100g
  5. Haricots azuki: 25g/100g
  6. Graines de courge: 25g/100g
  7. Lentilles: 24g/100g
  8. Graines de fenugrec: 23g/100g
  9. Amandes: 21g/100g
  10. Graines de chia: 20g/100g
  11. Graines de tournesol: 20g/100g
  12. Pois chiches: 20g/100g
  13. Pistaches: 20g/100g
  14. Flageolets: 19g/100g
  15. Tempeh: 19g/100g
  16. Noix de cajou: 18g/100g
  17. Avoine: 16g/100g
  18. Petit épeautre: 15g/100g
  19. Noix: 14g/100g
  20. Noix du Brésil: 14g/100g
  21. Graines de Teff: 14g/100g
  22. Noisettes:14g/100g
  23. Quinoa: 14g/100g
  24. Sarrasin:13 g/100g
  25. Gogi: 13g/100g

J’espère que cela vous inspirera 😊

Second cerveau en détresse…

Depuis la parution de l’ouvrage de M.D. Gershon en 1999, The Second Brain (le second cerveau), ma vision de la santé, de l’accompagnement nutritionnel des patients a été profondément modifiée. A l’époque, j’étais enceinte et cela a certainement contribué à l’intensité de ma prise de conscience et à ma volonté d’approfondir le sujet, qui n’a cessé de me passionner depuis lors.

Ce cerveau, dit entérique abrite plus de 200 millions de neurones. Selon Gershon, les pathologies intestinales créeraient les syndromes anxieux, névrotiques et non l’inverse ! Sont donc concernés ici le syndrome du côlon irritable, l’ucère gastro-duodénal, la maladie de Crohn,….etc

Le stress, ressenti au niveau des cellules de l’intestin, provoque la sécrétion de la sérotonine, qui est un neuromédiateur jouant notamment un rôle sur l’humeur, et qui est produit à 95% dans l’intestin !!

Un syndrome trop fréquent, est celui de l’intestin qui fuit le Leaky gut syndrom.

On le rencontre en cas de dysbiose, d’allergies, d’intolérances alimentaires, les patients ayant eu de la chimiothérapie, la maladie de Crohn, la mucoviscidose, la prise fréquente d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, la prise récurrente d’antibiotiques…

Que se passe-t-il dans votre intestin ?

Ce syndrome provoque une hyperperméabilité de votre intestin qui empêche le passage des micronutriments dans votre organisme mais autorise l’entrée de grosses molécules antigéniques qui créent à leur tour des réactions inflammatoires, allergiques et auto-immunes.

La pénétration dans votre corps de micro-organismes pathogènes (bactéries, champignons, …) va créer une dissémination et déclencher, aggraver ou entretenir l’allergie, l’infection…

Cette entrée massive de toxines provoque

  • une surcharge de la détoxication du foie
  • une fatigue
  • des levures intestinales
  • altérations du fonctionnement cérébral : humeur et réflexion !
  • pulsions sucrées (dues aux micropeptides sécrétés par les toxines)

Cercle vicieux: l’intestin influence votre système nerveux central créant du stress etc…le circuit continue …

A ce moment, une prise en charge nutritionnelle s’avère indispensable.

Nous ne sommes pas égaux devant ces phénomènes mais chacun a le droit de faire des choix. Nous pouvons, par notre alimentation et notre mode de vie, orienter notre métabolisme. L’alimentation reste un bras de levier indispensable à notre bien être !