Trop de cholestérol? Mangez des oeufs…

Puis-je manger un œuf tous les jours ?

La peur est souvent présente parce qu’on nous l’a bien transmise !

« Je fais du cholestérol » ….ce à quoi j’ai envie de répondre « heureusement que vous en faites sinon vous ne seriez pas en vie ».

La biologie et la physiologie nous montre que le cholestérol est absolument crucial pour de nombreux systèmes qui conditionnent non seulement la survie des individus mais aussi l’espèce.

Comme pour tout problème de santé, il faut avoir une vision globale concernant plusieurs paramètres comme par exemple

✅ un taux de LDL oxydés (ce sont eux qui sont à la base de la plaque d’athérome)

✅ une hypertension artérielle

✅ une mauvaise alimentation

✅ la prise de pilule….

✅ le tabagisme

Bref je veux vous parler des œufs !

Certes, il y a certaines conditions à privilégier si vous souhaitez manger un œuf/jour.

✅ Si c’est possible, choisissez les œufs des poules de quelqu’un que vous connaissez et qui reçoivent des graines de lin.

✅Privilégiez des œufs bio provenant d’élevage plein air. Je recommande en particulier les œufs issus de filière oméga 3 présentant un meilleur profil lipidique.

✅ si votre taux de « mauvais » cholestérol est haut, il est préférable de consommer l’œuf le matin. En effet, comme le foie fabrique 75% du cholestérol, il réduira sa production.

Le jaune d’œuf est la partie contenant l’ensemble des vitamines, minéraux et antioxydants de l’œuf.

⁃ Choisissez une cuisson qui laissera le jaune coulant, ce qui permettra de conserver un maximum de nutriments.

Contrairement aux idées reçues, consommer des œufs quotidiennement ne favorise pas le développement de pathologies cardiovasculaires. Des études récentes à grande échelle ont montré qu’il n’y avait aucun risque à manger des œufs tous les jours*

À la coque, sur le plat, poché, mollet, cocotte…ces cuissons gardent le jaune bien liquide !

Vous trouverez des recettes partagées dans le groupe Facebook «  Les astuces de Delphine et ses copines »

https://www.facebook.com/groups/453745628296735/?ref=share

Alexander DD, Miller PE, Vargas AJ, Weed DL, Cohen SS. Meta-analysis of Egg Consumption and Risk of Coronary Heart Disease and Stroke. J Am Coll Nutr. 2016 Nov-Dec;35(8):704-716.

Ma meilleure astuce pour manger moins !

De quoi vous nourrissez-vous?

J’ai la croyance que pour vivre une vie saine, équilibrée, et épanouissante, nous devons comprendre que l’on ne se nourrit pas uniquement d’aliments ! Et c’est plutôt l’inverse.

Je m’explique: la nourriture essentielle ne serait pas faite d’aliments qui eux, représentent une nourriture conditionnellement nécessaire.

La nourriture essentielle se puise dans différents domaines :

• un métier qui vous passionne

• une activité physique qui vous convient qui permet une oxygénation correcte du corps.

• des relations authentiques où vous pouvez vous exprimer sans jugement.

• Une vie spirituelle (qui n’inclut pas forcément la religion) qui permet une connexion à plus grand que soi

• des moments d’introspection

(Ma liste n’est probablement pas exhaustive)

Plus les domaines de nourriture essentielle seront comblés, moins vous devrez dépendre de la nourriture « alimentaire »

Et inversement, plus nous sommes dépendants de nourriture « alimentaire », moins nous sommes aptes à accueillir les nourritures essentielles .

Quand vous êtes à l’écoute de votre corps, vous n’avez pas besoin de faire de régime, vous entendez ce dont il a besoin et ce qui est bon pour vous, à tous les niveaux.

En incluant des aliments sains qui vous nourrissent vous et vos cellules vous éliminiez petit à petit les aliments qui ne vous servent plus. Lorsqu’on sait que 90 % à 95 % des régimes échouent au bout d’un temps plus ou moins long, il apparaît essentiel de se sentir connecté à ses besoins profonds.

Mais la nutrition traditionnelle n’apprend pas cela ! Si la diététique n’évolue pas face à ça, elle sera constamment face à l’échec à long terme. La publicité, les croyances, les certitudes nous bombardent d’informations qui nous empêchent de rester centrés sur notre ressenti profond. Et je crois même qu’elles nous en déconnectent !

Je vous invite à une réflexion sur votre nourriture essentielle et conditionnellement essentielle.

Je suis donc intimement persuadée que c’est en répondant à cette question qu’on arrive à manger moins: Que puis-je faire pour remplir davantage mon panier de nourriture essentielle ?

Bon shopping !

Stress et poids: quel lien ?

Comment le stress peut-il impacter la santé et le poids?

De manière générale, le stress influence la sécrétion de nos hormones entre autre 2 qui sont : l’insuline et le cortisol.

La première chose à savoir c’est que quand on est en état de stress, le foie libère du glucose. Cela peut-être le début d’une réaction en chaîne indésirable pour la santé et la ligne.

En effet, si vous ne faites pas un effort physique rapidement pour utiliser ce glucose, le pancréas produit de l’insuline.

Le rôle de l’insuline est de stocker le glucose sous forme de graisse.

Vous comprenez le problème ? Le stress provoque une production de glucose que nous n’utilisons pas et il va être stocké directement en graisse. 

Or, le cortisol est un brûleur de graisses ET de muscles. Mais quand l’insuline est présente en même temps elle bloque le brûlage des graisses. 

De plus, le cortisol va brûler les graisses des bras et des jambes mais augmenter la formation de graisse au niveau abdominal. Enfin, ce va et vient entre cortisol et insuline peut provoquer une résistance à l’insuline et à terme un diabète de type 2.

Si vous vous retrouvez dans ce cercle vicieux, il est bien évidemment possible de vous en sortir mais un régime « hypocalorique » ne vous y aidera pas ! Au contraire, il augmentera le stress perçu par le cerveau. 

Une prise en charge globale de votre santé est nécessaire et ne se limite bien souvent pas qu’aux aliments.

L’alimentation, la nutrithérapie, l’aromathérapie, la gemmothérapie, les fleurs de Bach, les techniques respiratoires sont des solutions que je peux vous proposer pour vous sentir mieux.

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Un peu de magnésium?

Le magnésium est un minéral des plus importants car il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques de l’organisme. Il est apporté par l’alimentation à raison de 100-120 mg pour 1000 Kcal, ce qui est insuffisant la plupart du temps. De plus, lors de période de stress, il est surconsommé !

Sa carence engendre de nombreux symptômes qui sont malheureusement difficilement imputables à sa seule carence… (fatigue physique et intellectuelle, tension, anxiété, …). Il est fréquent de devoir prendre un supplément au vu du stress que génère le quotidien.

La question se pose alors : lequel prendre ?

Il faut savoir qu’il existe différents sels de magnésium et, de ce fait, tous les magnésiums ne renferment pas tous la même quantité de « magnésium-Elément ». De plus, la biodisponibilité du magnésium varie également en fonction du sel qui renferme l’élément.

Pour choisir le magnésium adapté au besoin d’une personne, le thérapeute doit réaliser une anamnèse correcte des apports, de l’état de stress dans lequel vit la personne, de son tempérament, de signes de carences plus ou moins marqués ainsi que de l’état de ses intestins. En effet, certains sels de magnésium sont laxatifs et exigent une grande prudence en cas de colopathie !

Ensuite, il faut veiller à la présence des cofacteurs du magnésium dans ou à côté du complément alimentaire. Lesquels ?

–          Vitamine B6

–          Les vitamines B en général

–          La taurine

Par contre, évitez les compléments contenant plein de conservateurs, arômes, excipients…

Quel dosage ? Il s’agira au thérapeute de vous guider dans la dose qui vous convient. Pour se faire, il se basera sur l’intensité des symptômes de carence (la prise de sang n’est pas un bon guide pour ce minéral) et sur les renseignements reçus lors de l’anamnèse.

 

8 astuces pour réduire l’inflammation

L’inflammation est une réponse de l’organisme face à une agression (lésion, infection, antigène, ou encore à la stimulation de molécules pro-inflammatoires). Elle est donc une réaction normale de défense. Quand l’inflammation perdure, elle abîme les tissus et les cellules faisant le lit de nombreuses pathologies.

La liste des maladies où l’inflammation est mise en cause (comme facteur important ou bien on retrouve une composante inflammatoire) ne fait que s’allonger : de la tendinite, l’arthrite, la maladie de Crohn, la maladie coeliaque, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies neurodégénératives……mais aussi l’obésité et plus récemment la dépression.
Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens restent le traitement le plus prescrit contre les douleurs liées à l’inflammation  malgré des effets secondaires bien connus (troubles gastriques, rénaux, cardio-vasculaires, etc.).

Le rôle de l’alimentation est souvent sous-estimé. Il existe pourtant des substances naturelles qui ont une action anti-inflammatoire semblable à celle de ces médicaments, effets indésirables en moins.

Le magnésium, la vitamine C et E (1, 2, 3)

Ces trois nutriments possèdent des propriétés anti-inflammatoires. Plusieurs études ont montré qu’une consommation alimentaire faible en ces nutriments est associée à des taux de CRP élevés (un des marqueurs biologiques de l’inflammation).

La N-acétyl-cystéine (NAC)

La NAC est un composé mieux connu dans les maladies pulmonaires pour ses propriétés mucolytiques. Mais c’est aussi un puissant antioxydant, qui est aussi le précurseur du principal détoxifiant de nos cellules, le glutathion. On va la conseiller dans des pathologies où les besoins en glutathion sont augmentés. Une manière simple d’en prendre est d’utiliser du lysomucil ou de la NAC en poudre.

La glucosamine (4)

Bien connue des personnes ayant des problèmes articulaires, elle a montré qu’elle peut également réduire l’inflammation chez des patients colitiques et chez des patients obèses (associée à de la chondroïtine).

Les oméga-3 à longues chaînes

Les oméga-3, ne sont pas assez présents dans notre alimentation et qui sont nécessaires à la santé, notamment cardio-vasculaire. Sous ce terme se cache deux formes:  l’acide éicosapentaénoïque (EPA) et de l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ils aident à réduire l’inflammation et la douleur liées à de nombreuses affections chroniques. Le DHA agirait via la synthèse de molécules appelées marésines qui « éteignent » l’inflammation.

Le gingembre

Le gingembre contient des gingérols qui inhibent des molécules inflammatoires, de la même manière que les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les études ont montré qu’il fallait une prise d’1 gramme par jour et que l’effet prend quelques semaines pour être ressenti. Le gingembre est très efficace pour lutter contre l’arthrose et l’arthrite rhumatoïde, les gastrites et les oesophagites.

Le curcuma (5)

Le curcuma contient de la curcumine connue pour ses propriétés anti-inflammatoires.

Une étude a d’ailleurs été faite pour son action sur les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde en comparaison avec du diclofénac (Voltarene). Tous les patients ont vu leurs symptômes diminuer, c’est le groupe qui a pris du curcuma seul qui a vu la plus grande amélioration et sans aucun effet secondaire.

La difficulté est de consommer correctement ce curcuma qui n’est pas toujours bien absorbé par l’organisme : l’associer à la pipérine, aux gingérols, et à de la matière grasse lors d’un repas chaud, favorise son assimilation.

 Cette liste n’est pas exhaustive et d’autres molécules ont fait leur preuve avec plus ou moins d’efficacité, je pense au cassis en gemmothérapie mais ici je fais un article de nutrithérapie !

Ne perdons pas de vue que l’alimentation en dehors de ces différents points abordés est essentielle pour limiter au maximum l’acidose qui favorise la flambée de l’inflammation. L’excès de sucre est bien souvent en tête des responsables de l’acidose.

 

1. King D, Mainous A 3rd, Geesey M, Woolson RF.Dietary magnesium and C-reactive protein levels. J Am Coll Nutr. 2005 Jun;24(3):166-71.
2. Saboori S, Shab-Bidar S, Speakman JR, Yousefi Rad E, Djafarian K. : Effect of vitamin E supplementation on serum C-reactive protein level: a meta-analysis of randomized controlled trials.Eur J Clin Nutr. 2015 Feb 11. 
3. Schwab S, Zierer A, Schneider A, Heier M, Koenig W, Kastenmüller G, Waldenberger M, Peters A, Thorand B. Vitamin E supplementation is associated with lower levels of C-reactive protein only in higher dosages and combined with other antioxidants: The Cooperative Health Research in the Region of Augsburg (KORA) F4 study. Br J Nutr. 2015 Apr 21:1-10.
4. Youn Bak, Johanna Lampe, My-Kyung Sung, Effects of dietary supplementation of glucosamine sulfate on intestinal inflammation in a mouse model of experimental colitis, Gastroenterology, Apr.2014.
5. Chandran B, Goel A. A Randomized, Pilot Study to Assess the Efficacy and Safety of Curcumin in Patients with Active Rheumatoid Arthritis. Phytother Res. 2012 Mar 9.