Coenzyme Q10 vous connaissez ?

Vous en avez forcément entendu parler et certaines crèmes l’ont ajouté à leur composition (mais cela ne sert pas à grand chose)

Le Coenzyme Q10 est naturellement présent dans chacune de vos cellules,

  1. facilite le transport des électrons dans la mitochondrie (l’usine à énergie de nos cellules). C’est à dire qu’elle est indispensable à la production d’énergie
  2. agit comme un antioxydant dans la partie lipophile de la cellule et en régénérant la vitamine E une fois qu’elle est oxydée.

Pour qui cela pose-t-il un problème ?

Tout d’abord pour les personnes prenant des statines. Ces molécules bloquent une enzyme (HMG-CoA réductase) qui facilite la production de cholestérol. Le problème c’est que cela réduit de 50% aussi la production de Coenzyme Q10. Les patients souffrent alors de douleurs musculaires diffuses…

Dans quels problèmes de santé le coenzyme Q10 est-il important ?

  • Dans des maladies neurodégénératives: la maladie de Parkinson, maladie de Huntington, la sclérose latérale amyotrophique.
  • La grande famille des maladies cardiovasculaires (hypertension, angine de poitrine, insuffisance cardiaque
  • Les patients atteints de fibromylagie
  • et bien sûr les personnes sous statines
  • Les immunodéprimés (SIDA,…) car il augmente la production d’immunoglobulines

Quelles sont les sources alimentaires de Coenzyme Q10

Le Coenzyme Q10 est présent dans de nombreux tissus végétaux et animaux.

  • des graines de soja, les noix, les amandes, pistaches, graines de sésame
  • le tofu
  • Les épinards et brocolis frais
  • Les sardines, le saumon
  • Framboises, fraises

Parfois, une complémentation est conseillée mais il y a une contre-indication, c’est la prise simultanée d’anticoagulant de la classe des antivitamines K .

Les nutrithérapeutes savent qu’une forme liposoluble est bien plus efficace que la première génération de compléments qui ne l’étaient pas.

D’autres études sont en court sur la place de ce coenzyme dans la gestion du poids, du diabète, de l’immunologie…

 

 

Tartare de légumes à la vanille

En entrée pour 5-6 personnes

6 tomates

1 coeur de céleri

1 concombre

1 fenouil

1 Cà soupe d’huile d’argan

1 citron vert

2 gouttes d’huile essentielle de Vanille (réellement c’est une absolue et pas une HE)

Recette

  1. Emonder les tomates (c’est-à-dire les ébouillanter pour en ôter la peau et les pépins)
  2. Couper le céleri, les tomates, le concombre et le fenouil en Brunoise (dés très fins)
  3. Faire la vinaigrette: mélanger l’huile d’argan et l’absolue de vanille. Ajouter ensuite le citron vert. Ajouter sel et poivre à votre goût. (Ajout possible selon goût: coriandre, persil, ciboulette,…et quelques baies roses)
  4. Mélanger, réserver au frais et servir bien frais

Autre astuce: pour un repas léger, vous pouvez accompagner d’une salade et de chèvre chaud …………..Laissez libre court à votre imagination !

 

Aspartame : maigrir ou grossir ?

Ma position face aux produits « light » et en particulier aux aliments édulcorés est connue de mes patients ! Ce type d’aliment non seulement ne fait pas maigrir, peut même (en consommation importante) empêcher un amaigrissement mais surtout a des effets délétères sur la santé.

L’édulcorant artificiel le plus courant et le plus utilisé est l’aspartame. Il existe depuis 1965 mais ce n’est qu’en 1984 que The Guardian, célèbre journal britannique, publie des effets néfastes de cet édulcorant : ouvre l’appétit, augmente la tension artérielle, favorise les insomnies, sensibilise à la douleur,… La FDA a recensé plus de 90 effets secondaires que vous trouverez sans problème sur le net.

Quel est le lien entre aspartame et poids ?

Deux mécanismes sont mis en avant par les études

  1. une augmentation de la faim due au fait que cet édulcorant n’active pas les circuits de récompense du cerveau de la même façon que le « vrai » sucre, ce qui crée une sur-alimentation compensatoire.
  2. des modifications du microbiote (flore intestinale) dont je parlais dans l’article sur la gestion du poids par la gestion des émotions Maigrir en gérant ses émotions. Cela a des répercussions sur la totalité du métabolisme.

Il semble que l’aspartame bloque l’activité d’une enzyme intestinale (IAP = phosphatase alcaline intestinale) qui agit normalement en nous protégeant de l’obésité, du diabète et du syndrome métabolique.

Concernant son action sur les bactéries intestinales, il s’agirait d’une interaction entre l’aspartame et les bactéries elles-mêmes qui créerait une réaction inflammatoire à l’origine de l’intolérance au glucose (de plus en plus fréquente ! ) et du diabète.

Que faire ?

Limitez au maximum votre consommation d’aspartame qui est présent dans plus de 9000 aliments !! et surtout n’en donnez pas aux enfants !

 

Maigrir en gérant ses émotions

« C’est plus fort que moi », « je n’ai plus faim mais j’arrive encore à manger des sucreries », « c’est comme une drogue », « pendant mon repas, je pense déjà au dessert »….voilà des phrases assez fréquentes en consultation. Si 5% des problèmes de poids trouvent leur origine dans la génétique et/ou un dérèglement hormonal, 95% trouvent leur origine dans une inadaptation émotionnelle de notre cerveau au stress

Cela expliquerait l’échec des « régimes » ! Ne pas tenir compte de la dimension émotionnelle d’une personne n’a pas de sens. Une clé essentielle est la connaissance de soi et particulièrement de la manière avec laquelle nous gérons nos émotions (aussi bien positives que négatives d’ailleurs !). L’échec des régimes renforce bien souvent la vision déjà pessimiste et négative que la personne a d’elle-même, teintée de dégoût, peur, découragement…

Une piste ?

Seul ou avec l’aide d’un thérapeute il est important d’aller à la racine du problème. Par exemple: « Quand avez-vous commencé à manger ce paquet de fraises Tagada le soir ? »

Les réponses peuvent être diverses et variées

  • Quand j’étais triste ma grand-mère m’en donnait
  • Quand je me suis mise en ménage
  • Quand je suis partie en kot
  • Quand j’ai débuté ce travail
  • Quand je me suis séparée

On voit que l’origine du problème est lié à une émotion forte que l’organisme a voulu couvrir en l’étouffant momentanément. L’organisme interprète le stress comme un danger. Pour lui, le danger sous-entend « risque de famine » (hé oui notre cerveau n’a pas évolué pour tout aussi vite), alors, il stocke en prévision de la « famine »

Cela explique aussi les « craquages » au bout de 3 jours de « régime restrictif »…où de manière impulsive votre main plonge avec avidité dans le paquet de fraises Tagada. A ce moment, votre cerveau présente une exacerbation des circuits neuronaux courts qui gèrent les peurs….cela crée de l’anxiété et ce cocktail court-circuite votre volonté.

Vous l’avez compris: l’émotion est bien souvent à la source du problème (je dis « bien souvent » car des causes de carences nutritionnelles peuvent également être à l’origine des compulsions).

Comment se sortir de ce cercle vicieux?

  1. tout d’abord avoir une alimentation de base correcte (même si vous avez ces compulsions sucrées ou salées).
  2. corriger les carences micro-nutritionnelles éventuelles (souvent Magnésium, sélénium, zinc, oméga3,…)
  3. Evaluer l’état du microbiote qui est capable (entre autres) d’agir sur le nerf vague dont 80% des fibres sont reliées à des zones cérébrales contrôlant les émotions.
  4. Pendant le respect des 3 premiers points: analyser ces émotions, ces peurs, les décrire les plus précisément possible en notant tout dans un cahier. Faire des liens avec des événements passés…
  5. Trouver des techniques pour gérer ses émotions (hypnose, sophrologie, méditation, EFT, cohérence cardiaque,…) et parfois il faudra en utiliser plusieurs.
  6. A cela, il est important de remplacer le comportement inadapté par un comportement qui va dans le sens de ce que vous souhaitez. Pour cela, les exercices d’auto-suggestion couplés à des visualisations sont d’une précieuse aide. L’utilisation des Fleurs de Bach, de la gemmothérapie peuvent également trouver leur place à ce moment.

Mais alors où est le problème ?

Le principal problème réside essentiellement dans le fait que cela PREND DU TEMPS, que des habitudes ancrées depuis des années ne se dénouent pas si facilement. Et les gens veulent du rapide !
Je voyais encore hier sur internet des gens qui vendent des « gouttes miracles » qui font fondre les kilos (et coûtent la peau des fesses !) …et cela se vend par des personnes n’ayant aucune formation médicale au risque de discréditer de bons produits de phytothérapie tels que la gemmothérapie ou encore l’aromathérapie.

Désolée de vous décevoir mais changer des habitudes prend du temps, demande beaucoup de bienveillance et d’amour envers son corps…sinon comment peut-on arriver à bien alimenter un corps que l’on déteste ?? cela demande une relation de confiance et d’honnêteté avec votre thérapeute.

Une fois de plus, le temps, les petits pas et une douce bienveillance envers soi sont des ingrédients nécessaires à la réussite.

 

Mangez gras pour le cerveau

L’idée que pour maigrir ou être en forme, il faut supprimer les graisses est encore beaucoup trop prégnante actuellement.
Chaque fois que l’on fait des études concernant l’impact des oméga-3 sur une pathologie, un dysfonctionnement organique,…on découvre un effet positif ! C’est incroyable d’efficacité

Essayons de remettre de l’ordre dans nos idées et dans les connaissances actuelles sur les effets des oméga-3 sur le cerveau (et la moelle épinière).

Quels problèmes liés au système nerveux sont concernés ?

  • les troubles de l’humeur et l’anxiété
  • les dépressions
  • L’arrêt des antidépresseurs
  • les troubles de l’attention
  • les troubles obsessionnels compulsifs
  • les troubles de la personnalité, les psychoses, les démences, l’autisme

Quelques effets des oméga-3 sur le système nerveux: 

  • Fluidifient les membranes des cellules nerveuses, ce qui facilite le passage des informations entre les neurones.
  • Augmentent la capacité de 2 substances (dynamine et endophiline) à favoriser la transmission nerveuse et le recyclage des vésicules synaptiques (lieu de connexion entre 2 neurones).
  • Améliorent l’irrigation du cerveau: en favorisant l’oxygénation, le passage du glucose et d’autres micronutriments indispensables. De plus, ils empêchent la formation de caillot et diminuent la pression artérielle. Cerise sur le gâteau, ils diminuent le taux de triglycérides et de LDL cholestérol (le mauvais), ce qui réduit le risque d’athérosclérose (le fait qu’une artère se bouche)
  • Préservent le volume cérébral.
  • Diminuent l’inflammation du cerveau, que l’on observe notamment dans le développement de la démence, mais aussi dans la dépression.
  • Augmentent le niveau des messagers chimiques de la mémoire: essentiellement l’acétylcholine et la dopamine. Un complément d’oméga-3 peut augmenter de 40% le taux de dopamine dans le cortex préfrontal (siège des fonctions cognitives supérieures).
  • Accélèrent le traitement de l’information par le cerveau: ils augmentent le taux de P300 qui est une onde cérébrale associée à la mémoire et aux apprentissages.

Comment consommer des oméga-3 en pratique ?

  • Soit on consomme le précurseur  des acides gras à longues chaînes, c’est à dire l’acideα-linolénique dans le l’huile de colza, de lin, de noix (attention ces deux dernières rancissent vite) par exemple.
  • Soit on consomme directement des oméga-3 EPA et DHA via
    • des coquillages, crustacés, poissons gras, jaune d’oeuf de poules nourries aux graines de lin,…
    • des compléments alimentaires d’huile de poissons, de krill, d’algues…

La première chose à faire est de réduire la consommation excessive d’oméga-6 en stoppant les cuissons à l’huile de maïs, d’arachide, de tournesol…entre autre.

Petite précision importante: certaines de ces informations sont connues depuis longtemps mais les oméga-3 ne peuvent pas être brevetés ….

* Ne faites pas de l’automédication car les oméga3 fluidifient le sang (bien que le processus soit plus facilement réversible que pour l’aspirine) et l’avis de votre thérapeute est nécessaire.