Un secret détox…

Aaaah mon extracteur de jus: certainement l’ustensile de cuisine auquel je tiens le plus ! Un peu délaissé cet été au profit de l’eau et des eaux infusées, j’y reviens dès que les sensations extérieures commencent à me faire penser à l’automne. Afin de ne pas perturber la glycémie (donc l’insulinémie), je fuis les (très à la mode) smoothies, et autres jus de fruits pour réaliser des jus de légumes que j’adoucis d’un peu de fruits. Régulièrement, je remplace un repas ou je fais une journée détox à base de jus de légumes. Cela permet aussi de sortir doucement d’un jeûne, pour ceux qui le pratiquent. Les vitamines et minéraux des jus ainsi extraits, sont facilement assimilables par l’organisme, même les plus faibles. Cela limite le travail de votre tube digestif qui peut alors se régénérer doucement tout en se reminéralisant.

Comment s’y prendre? Les limites sont vos goûts et vos besoins du moment.

1. base: un légumes qui apporte beaucoup d’eau (concombre, carotte,…)

2. Un légume dont la composition nutritionnelle est irremplaçable mais dont le goût n’est pas excellent et sera donc masqué par l’ensemble (personnellement c’est le brocoli)

3. (D’autres légumes)

4. Une portion de fruits de saison.

Les ajouts de gingembre ou curcuma frais sont évidemment un plus. Des poudres de Spiruline, klamath, chlorella, moringa, herbe d’orge, maca, thé matcha, lucuma,…..sont également possibles. Elles sont depuis quelques années très tendance grâce à Instagram et les « jus verts ». Évidemment cela a un coût que tout le monde ne peut se permettre.

Pour moi, il est important de démarrer avec des associations simples.

Les proportions doivent se faire aussi selon vos goûts.

Ex: carottes-pommes-fenouil

Les extracteurs actuels sont très vite lavés et l’excuse du temps passé à les rincer est révolue.

Santé et bonne fin d’août à tous !

Manger en conscience: Vous essayez?

La pratique de la pleine conscience dans les actes de la vie quotidienne et particulièrement dans les moments de repas, est une vraie gageure dans notre société où la vitesse est souvent synonyme de performance…

Je vous invite à essayer ce petit exercice lors de l’un de vos prochains repas. Vous verrez, ce n’est pas spécialement facile et cela pourrait même vous énerver!

C’est alors bon signe ! C’est qu’il y a du boulot. Un pas à la fois, comme pour tout. Dès que vous en aurez la possibilité durant 2 minutes, faites l’expérience pour au moins une bouchée de votre assiette.

1. Vous êtes assis

2. Videz lentement l’air de vos poumons

3. Inspirez et expirez à nouveau très lentement.

4. Ensuite, regardez les aliments de votre assiette: couleur, texture, disposition

5. Sentez également une bouchée et essayez d’y mettre des mots

6. Touchez la du bout des lèvres comme on le ferait avec la panade d’un bébé.

7. Mettez dans votre bouche sans mastiquer: ressentez et fermez les yeux si nécessaire.

8. Faites bouger la nourriture dans votre bouche.

9. Mastiquez lente et observez les changements : diffusion du goût, modification de la texture,….

10. Avalez et sentez les aliments descendre dans votre oesophage.

Vous pouvez stopper ici l’expérience ou choisir de continuer avec d’autres aliments.

Observez également les idées qui vous passent par la tête (c’est inutile, cela ne va pas assez vite, j’ai faim, c’est une perte de temps,…)

Ceci est juste un exercice simple à la portée de tous et même des enfants.

Cela prend vraiment du temps pour changer nos habitudes mais la volonté et la persévérance vous offriront une amélioration de votre digestion, transit, poids,…. cela en vaut la peine.

Ah j’oubliais, si je vous propose de tenter l’expérience avec du chocolat ça vous motive davantage ?

Mon enfant n’aime pas les légumes…

Je rencontre souvent des parents désespérés parce que leurs enfants n’aiment pas les légumes ou les fruits.

Par ce petit article, je voulais vous rappeler des points essentiels pour favoriser l’apprentissage du goût chez les enfants.

⁃ l’exposition répétée à un aliment est nécessaire et sous différentes formes. Ne vous découragez pas, cela prend du temps.

⁃ Soyez un modèle ! La congruence est de mise car comment exiger d’un enfant qu’il mange des légumes si vous n’aimez pas ?

⁃ Parlez positivement de cet aliment: cela permet une « contamination » émotionnelle ainsi que des représentations positives dont on sait qu’elles persisteront à l’âge adulte.

⁃ N’étiquetez pas votre enfant comme n’aimant pas tel ou tel aliment: il se sentira obligé de rester dans cette case. Au contraire, valorisez.

⁃ Partagez des repas dans une ambiance détendue afin que l’enfant ne crée pas d’associations négatives. Le plaisir de manger se construit par interactions familiales et sociales.

⁃ Faites participer les enfants à la préparation dès leur plus jeune âge et emmenez-les au marché ou dans les commerces locaux.

⁃ N’hésitez pas à partager vos expériences alimentaires avec vos enfants: ils adorent cela !

Votre « régime » on en parle ?

A l’heure où les magazines s’en donnent à cœur joie pour publier le soi-disant dernier régime « miracle », où les publicités vous inciteront acheter LE produit qui vous fera fondre comme neige au soleil (oui vous n’y croyez pas mais vous essayez quand même !)…il est peut-être temps d’arrêter tout régime non ? Je ne suis pas en train de me tirer une balle dans le pied car je suis de plus en plus convaincue de l’efficacité d’une approche globale!

Mais à l’heure du 2.0, tout le monde n’est pas prêt à prendre le temps pour analyser et modifier en douceur son lien à l’alimentation. Par contre, pour ceux qui sont dans cette réflexion, les changements opérés en douceur, offrent de magnifiques possibilités.

J’entends souvent ces mots: « j’ai tout essayé », « j’ai fait tous les régimes »…

« Plus rien ne fonctionne »… » je ne perds pas un gramme »

Que faire?

1. il n’y a pas de recette unique et miraculeuse: donc on arrête de croire aux miracles !

2. Arrêter les régimes remplis d’interdits et culpabilité

3. Il faut remettre en question bon nombres d’idées reçues (genre: le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée…)

4. Reprendre contact avec ses sensations de soif, de faimS (oui il en existe plusieurs), de satiété…

5. (Ré)apprendre à se respecter en acceptant aussi d’être traversé(es) par des émotions (et oui, elles nous traversent car nous ne sommes pas elles!)

6. Comprendre son mode de fonctionnement pour ensuite trouver des solutions autres qu’alimentaires pour régler ses émotions

7. Prendre soin de son corps

8. Prendre soin de ses pensées

9. Choisir avec soin ce que vous consommez

10. Redonner au repos, au rire et au sommeil sa place essentielle dans notre vie.

11. Comprendre que ce n’est pas un chiffre sur une balance qui doit régir votre humeur !

Bien sûr tout cela prend du temps et demande un minimum d’engagement avec soi-même…comme une promesse à se faire et à tenir. Étrangement et paradoxalement, nous avons tendance à mieux tenir nos promesses avec autrui qu’avec nous.

Allez faites-vous une petite promesse ce jour et tenez-la !

Lien éclairci entre dépression et sucre

Mange-t-on du sucre parce qu’on est dépressif ou devient-on dépressif parce que mange du sucre ? Le lien de cause à effet n’était pas établi jusqu’ici.

Des scientifiques de l’University college of London ont conclu après avoir suivi plus de 10000 fonctionnaires britanniques durant plus de 30 ans.

Les personnes consommant beaucoup de sucre sous forme de sucreries et de boissons sucrées, surtout les hommes, développent ensuite plus souvent des symptômes dépressifs et d’autres problèmes psychiques.

Ceci dit…j’imagine que ça n’étonne plus grand monde.

11 astuces pour un cerveau en pleine forme

Lors de mes études, j’ai appris que des milliers de neurones mouraient chaque jour…cela a contribué à me stresser et m’a mis une pression pour utiliser au mieux ceux que je possédais…

En 1994 pourtant un certain Joseph Altman a démontré qu’il existait une neurogénèse (= naissance de nouveaux neurones) adulte et non plus exclusivement embryonnaire.

Mais aujourd’hui c’est du BDNF dont je voudrais vous parler

Le facteur neurotrophique dérivé du cerveau ou BDNF est un tonique pour le cerveau, une sorte d’engrais qui augmente les connexions neuronales et stimule même la production de nouveaux neurones. Cette neurogénèse se produit surtout dans l’hippocampe et le cortex pré frontal (deux zones impliquées dans le traitement et le stockage d’informations nouvelles).

Des taux de BDNF élevés, sont associés à de bonnes fonctions cognitives, notre vitesse d’esprit et notre capacité d’apprendre.

Des niveaux bas de BDNF sont retrouvés dans certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et à la dépression.

D’autres études tentent à démontrer qu’une bonne flore intestinale va avoir tendance à augmenter le taux de BDNF.

Selon le professeur Ratey, de l’université de Harvard, le facteur le plus puissant est l’activité physique aérobie.

La restriction des calories aurait un effet positif ainsi que la consommation d’oméga 3 de type DHA.

La méditation permet une augmentation considérable de BDNF ainsi qu’un sommeil profond de qualité.

L’exposition au soleil (mais qui cela surprendra-t’il ?)

Les polyphénols du café, thé vert, chocolat noir et des myrtilles

A l’inverse,

Les hormones de stress, la consommation de sucre, l’isolation sociale, la pollution et l’inflammation systémique diminuent les taux de cet engrais vital à un cerveau en plein forme.

7 bienfaits trop peu connus du brocoli

Un de mes enseignants en nutrition, le regretté Stevo Solaja, disait de lui qu’il était bien plus qu’un légume.

Delphine, disait-il, as-tu mangé ton « brocoli cru » (prononcer crrrrou) aujourd’hui ?

Bien sûr que non que je ne mangeais pas de brocoli cru ! J’avais bien sûr essayé un, deux jours tout au plus. Mais c’était juste impossible.

Par la suite, l’achat de mon extracteur de jus a changé la donne.

Non, je n’en mange pas tous les jours mais quelle facilité d’ajouter du brocoli dans n’importe quel jus !

La composition du brocoli est assez exceptionnelle: vitamine C, K, B9, calcium, magnésium, potassium, antioxydants et des composés bénéfiques à la santé : les isothiocyanates, dont le célèbre sulforaphane.

Sa consommation régulière permettrait de réduire l’incidence de certains cancers comme celui du sein, de la prostate ou du côlon.

Pourquoi le brocoli cru serait-il meilleur que le cuit?

Un peu de chimie pour comprendre: le brocoli contient des molécules appelées glucosinolates et une enzyme, la myrosinase. La myrosinase permet de transformer les glucosinolates en sulforaphane. Mais la myrosinase est très sensible à la chaleur. Les cuissons habituelles (bouillir, micro-ondes) diminuent les quantités de glucosinolates dans le légume. La cuisson vapeur semble plus adaptée.

Alors comment faire ?

• mangez le cru si vous aimez ou si vous avez un extracteur de jus

• préférez la cuisson vapeur au bouillon ou au micro-ondes, ou basse température

• laissez reposer les morceaux de brocoli finement coupés avant de les cuire (entre 30 et 90 minutes car cela augmente la quantité de sulforaphanes)

Il y a encore plein d’autres bonnes raisons de consommer du brocoli:

⁃ la teneur en lutéine et la zéaxanthine, deux antioxydants présents dans le brocoli ont fait leurs preuves quant à l’action préventive qu’elles exercent sur notre vision.

⁃ Par sa composition en Vitamine B9, il peut réduire la quantité d’homocystéine (facteur de risque cardio-vasculaire) et apporte du kaempférol, un flavonoïde qui présente une activité apoptotique des cellules cancéreuses.

Loin de moi l’idée d’avoir été exhaustive dans cet article mais si l’envie de mettre davantage le brocoli dans votre assiette vous est venue, mon objectif est atteint.