La tyrannie des injonctions alimentaires

Dans notre société actuelle, l’alimentation est devenue un champ de bataille d’injonctions contradictoires : « Il faut manger keto », « Il faut consommer plus de graines », « Évitez les glucides le soir », « Ne mélangez pas les fruits avec les protéines ».

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Ces règles, souvent simplistes et décontextualisées, ne tiennent pas compte de la complexité des besoins individuels en matière de nutrition.

D’un point de vue scientifique, il est essentiel de reconnaître que chaque organisme possède un métabolisme unique influencé par une multitude de facteurs, tels que la génétique, l’âge, le niveau d’activité physique, et même le microbiote intestinal.

Des études montrent que le microbiote, cette flore intestinale propre à chaque individu, joue un rôle clé dans la manière dont nous digérons et métabolisons les aliments. Ce qui peut être bénéfique pour une personne pourrait être inefficace, voire nuisible, pour une autre.

Sur le plan psychologique, la rigidité des règles alimentaires peut engendrer une relation malsaine avec la nourriture, créant de l’anxiété et de la culpabilité autour des choix alimentaires. Les comportements alimentaires restrictifs, dictés par des règles extérieures plutôt que par des sensations internes de faim et de satiété, peuvent perturber notre connexion naturelle avec notre corps et mener à des troubles alimentaires.

Il est donc essentiel de prôner une approche individualisée qui repose sur l’écoute attentive des signaux internes du corps. Des indicateurs tels qu’un bon transit intestinal, un sommeil de qualité, et l’absence de douleurs ou d’inconfort digestif sont des signes que l’alimentation est bien adaptée à notre physiologie unique. 

Ces ressentis corporels sont des guides plus fiables que n’importe quelle règle alimentaire universelle.

Je vous invite à vous écouter davantage, à vous faire confiance, et à vous affranchir des diktats alimentaires. 

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Forte de près de 30 ans d’expérience dans le domaine de la psycho-nutrition, je suis convaincue que c’est en écoutant notre propre corps que nous pouvons véritablement trouver un équilibre alimentaire qui nous convient.

Si vous souhaitez que je vous accompagne…

Dans notre recherche de bien-être, il est naturel de solliciter l’aide d’un thérapeute, en particulier lorsqu’il s’agit de nutrition et de santé. Pourtant, il est essentiel de se rappeler que le chemin vers un changement durable ne passe pas simplement par l’application de méthodes prescrites sans réflexion ni compréhension. Chaque femme a le droit de comprendre les choix qu’elle fait pour son corps et sa santé, et de se sentir en mesure de prendre des décisions éclairées.

La science de la nutrition est complexe et en constante évolution. Chaque corps est unique, avec des besoins spécifiques, des réactions propres et un parcours distinct vers la santé. Un bon thérapeute ne devrait pas se contenter de transmettre des doctrines ou d’imposer des méthodes rigides. Au contraire, il devrait agir comme un guide, fournissant des explications claires et des connaissances basées sur des preuves, tout en respectant votre individualité et vos choix.

Pourquoi est-ce si fondamental ? Parce que pour qu’un changement soit durable, il doit être compris et intégré de manière personnelle. Lorsque vous comprenez pourquoi une recommandation particulière est faite, comment elle fonctionne et quel impact elle peut avoir sur votre corps, vous pouvez faire des choix qui vous ressemblent vraiment et qui respectent vos besoins et vos valeurs.

Il est également essentiel de reconnaître que chaque femme possède en elle une force immense, une capacité à se comprendre et à prendre soin de son bien-être. Cependant, il est parfois tentant de vouloir transférer ce pouvoir à un thérapeute, de croire qu’il ou elle détient toutes les réponses. Mais le véritable pouvoir de changement se trouve en vous. En reprenant ce pouvoir, en posant des questions, en cherchant à comprendre et en refusant de suivre aveuglément une méthode sans en saisir les fondements, vous pouvez véritablement transformer votre vie de manière significative et durable.

Sur le plan psychologique, il est prouvé que l’autonomie et la compréhension sont des facteurs clés de la motivation et du changement comportemental. Lorsque vous avez le sentiment de contrôler la situation, lorsque vous comprenez les raisons qui sous-tendent vos actions, vous êtes plus encline à maintenir ces comportements sur le long terme. En revanche, suivre aveuglément des directives sans les comprendre peut mener à la frustration, au découragement et, en fin de compte, à l’abandon des efforts.

Il ne s’agit pas de rejeter l’aide des thérapeutes, mais de veiller à ce que cette aide vous renforce plutôt que de vous priver de votre pouvoir personnel. Un bon thérapeute vous encouragera toujours à poser des questions, à explorer vos propres ressentis, et à participer activement à la création de votre propre chemin de bien-être.

Chères femmes, ayez confiance en votre capacité à comprendre et à diriger votre propre santé. Votre corps vous appartient, et personne d’autre ne le connaît mieux que vous. Utilisez les connaissances des experts comme des outils pour enrichir votre propre compréhension, et non comme des directives à suivre sans réflexion. Vous avez en vous la force de créer le changement que vous souhaitez, et ce pouvoir est à votre portée.

Avec tout mon amour 🩷

Delphine

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« Vous devez maigrir »: la grossophobie en pratique médicale.

De plus en plus de femmes me confient que lors de consultations, leur obésité a été immédiatement identifiée comme la principale cause de leurs problèmes de santé. Se sentant humiliées et choquées, elles préfèrent souvent garder le silence. (Pour pleurer par la suite bien souvent).

Bien que cette approche puisse sembler logique, elle néglige souvent la complexité de la situation de la personne et peut entraîner des effets psychologiques néfastes.

Il est incontestable que l’obésité peut contribuer au développement de certaines pathologies. Cependant, réduire la santé d’un patient à son poids peut être contre-productif.

En effet, les recherches en psychologie montrent que lorsque l’on insiste sur la nécessité de perdre du poids, cela peut engendrer un stress accru chez le patient. Ce stress, à son tour, peut aggraver des comportements alimentaires désordonnés et mener à une prise de poids supplémentaire, plutôt qu’à une perte. Le patient peut se sentir accablé et perdre confiance en sa capacité à améliorer sa santé, ce qui complique encore davantage sa prise en charge.

En tant que professionnels de santé, notre responsabilité est d’adopter une approche globale, qui considère l’ensemble des facteurs pouvant influencer la santé du patient, et ce, SANS JUGEMENT !!

Plutôt que de se focaliser uniquement sur le poids, il est essentiel de prêter attention aux dimensions psychologiques, sociales et physiques de chaque personne. Une écoute attentive et bienveillante permet de construire une relation de confiance et de motiver le patient à entreprendre des changements bénéfiques pour sa santé, sans renforcer le stress ou la stigmatisation.

Pour répondre de manière adéquate aux besoins des patient(e)s en surpoids, un accompagnement pluridisciplinaire est souvent nécessaire. Un kinésithérapeute peut encourager une reprise d’activité physique en douceur, sans pression excessive sur la perte de poids. Un podologue s’occupera des pieds, souvent mis à rude épreuve. Une nutritionniste aidera à améliorer la relation avec la nourriture, sans imposer de régimes restrictifs, tandis qu’un psychologue soutiendra le patient dans la gestion du stress et l’acceptation de son corps.

En adoptant une approche inclusive et bienveillante, nous pouvons aider nos patients à atteindre un équilibre de santé qui prenne en compte non seulement leur corps, mais aussi leur esprit.

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Flocons d’avoine: superaliment ou source de problèmes?

Il est indéniable que les flocons d’avoine jouissent d’une popularité croissante en tant que superaliment dans l’alimentation moderne. Cependant, il est important de rappeler que cette notoriété ne signifie pas qu’ils sont adaptés à tout le monde.

Alors pour qui ?

Les flocons d’avoine sont particulièrement bénéfiques pour les sportifs en raison de leur teneur élevée en glucides complexes, fournissant une source d’énergie durable. Ils contiennent également du bêta-glucane, une fibre soluble qui peut aider à réduire le cholestérol sanguin et à stabiliser la glycémie. Cependant, la majorité des personnes n’a pas nécessairement besoin d’une telle quantité de glucides complexes, surtout si elles ne mènent pas une vie active ou sportive.

L’avenine : Une protéine controversée

L’avenine est une lectine présente dans l’avoine. Les lectines sont des protéines qui se lient aux glucides et peuvent interagir avec les cellules de la paroi intestinale. Cette interaction peut provoquer une réponse inflammatoire chez certaines personnes, entraînant des symptômes digestifs tels que des ballonnements, des douleurs abdominales et des diarrhées. Ces effets sont particulièrement préoccupants pour les personnes souffrant de troubles gastro-intestinaux tels que le syndrome de l’intestin irritable (SII).

Les mécanismes exacts par lesquels l’avenine peut provoquer ces réactions ne sont pas entièrement compris, mais il est suggéré que cette lectine pourrait altérer la perméabilité intestinale, un phénomène souvent désigné comme « leaky gut » ou intestin perméable. Une perméabilité intestinale accrue peut permettre le passage de substances indésirables dans la circulation sanguine, ce qui peut déclencher des réponses immunitaires et inflammatoires. Bien que l’avoine soit souvent tolérée par les personnes sensibles au gluten, il est crucial de noter que l’avenine peut encore poser des problèmes similaires.

Autres inconvénients potentiels

1. Allergie : Bien que rare, certaines personnes peuvent être allergiques à l’avoine, avec des symptômes tels que des éruptions cutanées, des démangeaisons, des troubles respiratoires et des douleurs abdominales.

2. « Contamination » croisée : L’avoine est naturellement sans gluten, mais elle est souvent cultivée, transportée et transformée à proximité de céréales contenant du gluten comme le blé, l’orge et le seigle. Cela peut entraîner une « contamination » croisée, ce qui est particulièrement problématique pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque ou sensibles au gluten.

3. Phytates : L’avoine contient des acides phytiques (phytates), qui peuvent se lier à certains minéraux comme le fer, le zinc et le calcium, et en réduire l’absorption. Bien que cela soit rarement un problème pour ceux qui consomment une alimentation variée, cela pourrait affecter les personnes ayant des besoins nutritionnels spécifiques ou des régimes alimentaires limités.

Les flocons d’avoine précuits: vigilance

Il est également important de signaler que la consommation de flocons d’avoine précuits, couramment trouvés dans les produits instantanés, peut être problématique pour les personnes ayant des troubles de la régulation de la glycémie, comme le diabète ou la résistance à l’insuline. Les flocons d’avoine précuits ont un indice glycémique plus élevé en raison de leur processus de précuisson, ce qui peut entraîner des augmentations rapides et importantes de la glycémie. Ces fluctuations peuvent être particulièrement préjudiciables pour les individus qui ont des difficultés à gérer leur glycémie, exacerbant ainsi les complications métaboliques.

Individualisation de l’alimentation : une nécessité

Il est essentiel de souligner que l’alimentation doit être personnalisée. Les flocons d’avoine, bien que bénéfiques pour certains, peuvent ne pas convenir à d’autres en raison de leurs effets sur la glycémie ou des réactions à l’avenine.

Chaque individu a des besoins nutritionnels spécifiques qui doivent être pris en compte pour une alimentation saine et équilibrée. Pour cette raison, il est recommandé de consulter un professionnel de la nutrition (un vrai, pas un/une pseudo coach auto proclamé qui a perdu du poids avec des produits « miracles ») pour déterminer les aliments les plus adaptés à votre situation personnelle.

En conclusion, il est essentiel de reconnaître que la nutrition, à l’instar de bien d’autres domaines, n’est pas régie par une vérité unique et universelle.

Chaque individu possède des besoins spécifiques et réagit différemment aux aliments, rendant illusoire l’idée d’un régime alimentaire parfait pour tous.

En somme, la nutrition est une science de nuances, où l’écoute de son propre corps et le recours à des conseils professionnels jouent un rôle fondamental pour atteindre un bien-être optimal.

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Ces mécanismes de protection qui nous empêchent de progresser

Affirmer des choses telles que « Je suis comme ça » ou se coller des étiquettes telles que « Je suis une mangeuse de chocolat » « je suis une buveuse de café » « je ne tiens pas mes changements sur la longueur » peut souvent servir de mécanisme de protection.

Ces affirmations et ces étiquettes fonctionnent comme des boucliers psychologiques, protégeant l’individu des défis du changement et de l’auto-examen. En déclarant fermement ce que nous sommes, nous nous donnons la permission de ne pas remettre en question nos comportements ou nos attitudes, même lorsqu’ils pourraient être maladaptatifs ou limitants.

Ces étiquettes deviennent des aspects figés de notre identité. En les adoptant, nous pouvons éviter le risque et l’inconfort liés à l’exploration de nouvelles façons de penser ou de nouveaux comportements. Par exemple, une personne qui se dit « une mangeuse de chocolat » peut éviter de considérer des choix alimentaires plus variés ou sains, se privant ainsi de potentielles opportunités de croissance personnelle et de santé.

De plus, se coller des étiquettes peut également influencer la façon dont les autres nous perçoivent et interagissent avec nous, renforçant ainsi nos propres croyances sur nous-mêmes. Ce cycle de renforcement peut créer une réalité statique où le changement semble non seulement difficile, mais presque impossible.

Pour réellement évoluer, il est essentiel de se défaire de ces étiquettes et d’adopter une approche plus flexible et ouverte de l’identité personnelle.

Reconnaître la plasticité de notre propre nature peut ouvrir la porte à de nouvelles expériences, favoriser l’apprentissage et la croissance, et nous permettre de nous adapter plus facilement aux changements et aux défis de la vie.

En fin de compte, éviter de se limiter avec des étiquettes restrictives peut nous aider à nous épanouir davantage en nous ouvrant un champ illimité de possibilités de changements.

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Anxiété et fatigue, solitude : et si les causes étaient ailleurs ?

Dans notre société rapide et axée sur le progrès, nous avons souvent du mal à gérer nos émotions et à comprendre celles des autres.

Lorsqu’une personne vit un deuil ou une trahison, nous ne savons pas toujours comment réagir de manière appropriée. Cette difficulté à exprimer et à partager nos sentiments contribue à une certaine distance entre les individus.

Face à des événements difficiles, on attend des gens qu’ils reprennent rapidement leurs activités, sans vraiment leur laisser le temps de traiter leurs émotions. Cette approche peut renforcer le sentiment d’isolement et de déconnexion.

Cet état de fait a des conséquences notables : une augmentation de l’anxiété, de la fatigue et de la solitude. Nos interactions souvent superficielles ne remplacent pas le besoin d’un véritable soutien émotionnel.

Il est important de reconnaître la valeur des émotions dans notre vie et de travailler à améliorer notre capacité à communiquer sur nos sentiments.

En développant une meilleure compréhension et une plus grande ouverture envers les émotions des autres, nous pouvons contribuer à un environnement plus soutenant et moins isolant.

Cela pourrait nous aider à construire des relations plus profondes et à créer une société où le bien-être émotionnel est aussi important que le succès matériel.

J’accompagne les femmes à trouver d’autres mécanismes d’adaptation aux émotions envahissantes que l’utilisation de l’alimentation. Si cela vous parle, n’hésitez pas à rejoindre mon groupe pour être informée des prochains départs d’accompagnements.

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Changer son alimentation : besoin de courage ou de motivation?

L’idée que nous avons besoin de courage plutôt que de motivation pour adopter de meilleures habitudes alimentaires peut sembler surprenante au premier abord.

Souvent, nous attendons de ressentir une poussée de motivation avant de modifier notre manière de manger ou d’adopter un nouveau mode de vie.

Cependant, cette attente peut nous conduire dans une impasse, car la motivation n’est pas toujours disponible au moment où nous en avons le plus besoin. En réalité, c’est le courage qui joue un rôle clé dans le démarrage de nos actions en matière de nutrition, et de manière intéressante, c’est souvent l’action elle-même qui engendre la motivation nécessaire pour continuer.

Le courage, à la différence de la motivation, n’est pas une force soudaine qui nous envahit avec une énergie irrésistible. C’est plutôt la détermination de faire face à l’incertitude, au doute, et parfois à la peur, pour agir malgré tout. Cela signifie d’essayer un nouvel aliment ou de changer une habitude alimentaire sans garantie de résultat immédiat, ou même de planifier un repas sain quand on ne se sent pas tout à fait prêt. Le courage, c’est d’accepter d’être vulnérable et de prendre des risques, conscient que l’échec est possible mais pas inévitable.

Une fois que nous avons franchi le pas, que nous avons dépassé notre inertie initiale grâce au courage, quelque chose de remarquable se produit. L’action elle-même commence à générer de la motivation. Chaque petit choix sain que nous faisons nous donne un sentiment d’accomplissement qui alimente notre désir de continuer. Nous découvrons que la motivation est souvent le résultat de nos actions plutôt que leur cause. En agissant, nous créons une dynamique qui entretient notre motivation, transformant ce qui pouvait sembler être une tâche ardue en une série de réussites gratifiantes.

Cela ne signifie pas que la motivation n’a pas sa place. Elle est précieuse et c’est bien de s’y connecter, mais elle est éphémère et peut être influencée par de nombreux facteurs extérieurs hors de notre contrôle. En revanche, le courage est une ressource interne sur laquelle nous pouvons nous appuyer de manière plus constante. Il ne dépend pas de nos humeurs ou de notre environnement, mais de notre décision de faire face aux défis, malgré les obstacles.

En définitive, adopter une approche axée sur le courage plutôt que sur la recherche incessante de motivation peut transformer notre manière d’aborder nos objectifs nutritionnels et nos choix alimentaires quotidiens. Cela nous incite à agir, à prendre des initiatives et à nous engager pleinement dans notre parcours vers une meilleure santé, avec la confiance que la motivation suivra. Le courage nous pousse à commencer, et la motivation nous aide à persévérer.

Au quotidien, je fais tout pour entretenir votre motivation depuis plus de 4 ans, je suis présente quotidiennement dans mon groupe Facebook avec cette intention

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