Aspartame : maigrir ou grossir ?

Ma position face aux produits « light » et en particulier aux aliments édulcorés est connue de mes patients ! Ce type d’aliment non seulement ne fait pas maigrir, peut même (en consommation importante) empêcher un amaigrissement mais surtout a des effets délétères sur la santé.

L’édulcorant artificiel le plus courant et le plus utilisé est l’aspartame. Il existe depuis 1965 mais ce n’est qu’en 1984 que The Guardian, célèbre journal britannique, publie des effets néfastes de cet édulcorant : ouvre l’appétit, augmente la tension artérielle, favorise les insomnies, sensibilise à la douleur,… La FDA a recensé plus de 90 effets secondaires que vous trouverez sans problème sur le net.

Quel est le lien entre aspartame et poids ?

Deux mécanismes sont mis en avant par les études

  1. une augmentation de la faim due au fait que cet édulcorant n’active pas les circuits de récompense du cerveau de la même façon que le « vrai » sucre, ce qui crée une sur-alimentation compensatoire.
  2. des modifications du microbiote (flore intestinale) dont je parlais dans l’article sur la gestion du poids par la gestion des émotions Maigrir en gérant ses émotions. Cela a des répercussions sur la totalité du métabolisme.

Il semble que l’aspartame bloque l’activité d’une enzyme intestinale (IAP = phosphatase alcaline intestinale) qui agit normalement en nous protégeant de l’obésité, du diabète et du syndrome métabolique.

Concernant son action sur les bactéries intestinales, il s’agirait d’une interaction entre l’aspartame et les bactéries elles-mêmes qui créerait une réaction inflammatoire à l’origine de l’intolérance au glucose (de plus en plus fréquente ! ) et du diabète.

Que faire ?

Limitez au maximum votre consommation d’aspartame qui est présent dans plus de 9000 aliments !! et surtout n’en donnez pas aux enfants !

 

Maigrir en gérant ses émotions

« C’est plus fort que moi », « je n’ai plus faim mais j’arrive encore à manger des sucreries », « c’est comme une drogue », « pendant mon repas, je pense déjà au dessert »….voilà des phrases assez fréquentes en consultation. Si 5% des problèmes de poids trouvent leur origine dans la génétique et/ou un dérèglement hormonal, 95% trouvent leur origine dans une inadaptation émotionnelle de notre cerveau au stress

Cela expliquerait l’échec des « régimes » ! Ne pas tenir compte de la dimension émotionnelle d’une personne n’a pas de sens. Une clé essentielle est la connaissance de soi et particulièrement de la manière avec laquelle nous gérons nos émotions (aussi bien positives que négatives d’ailleurs !). L’échec des régimes renforce bien souvent la vision déjà pessimiste et négative que la personne a d’elle-même, teintée de dégoût, peur, découragement…

Une piste ?

Seul ou avec l’aide d’un thérapeute il est important d’aller à la racine du problème. Par exemple: « Quand avez-vous commencé à manger ce paquet de fraises Tagada le soir ? »

Les réponses peuvent être diverses et variées

  • Quand j’étais triste ma grand-mère m’en donnait
  • Quand je me suis mise en ménage
  • Quand je suis partie en kot
  • Quand j’ai débuté ce travail
  • Quand je me suis séparée

On voit que l’origine du problème est lié à une émotion forte que l’organisme a voulu couvrir en l’étouffant momentanément. L’organisme interprète le stress comme un danger. Pour lui, le danger sous-entend « risque de famine » (hé oui notre cerveau n’a pas évolué pour tout aussi vite), alors, il stocke en prévision de la « famine »

Cela explique aussi les « craquages » au bout de 3 jours de « régime restrictif »…où de manière impulsive votre main plonge avec avidité dans le paquet de fraises Tagada. A ce moment, votre cerveau présente une exacerbation des circuits neuronaux courts qui gèrent les peurs….cela crée de l’anxiété et ce cocktail court-circuite votre volonté.

Vous l’avez compris: l’émotion est bien souvent à la source du problème (je dis « bien souvent » car des causes de carences nutritionnelles peuvent également être à l’origine des compulsions).

Comment se sortir de ce cercle vicieux?

  1. tout d’abord avoir une alimentation de base correcte (même si vous avez ces compulsions sucrées ou salées).
  2. corriger les carences micro-nutritionnelles éventuelles (souvent Magnésium, sélénium, zinc, oméga3,…)
  3. Evaluer l’état du microbiote qui est capable (entre autres) d’agir sur le nerf vague dont 80% des fibres sont reliées à des zones cérébrales contrôlant les émotions.
  4. Pendant le respect des 3 premiers points: analyser ces émotions, ces peurs, les décrire les plus précisément possible en notant tout dans un cahier. Faire des liens avec des événements passés…
  5. Trouver des techniques pour gérer ses émotions (hypnose, sophrologie, méditation, EFT, cohérence cardiaque,…) et parfois il faudra en utiliser plusieurs.
  6. A cela, il est important de remplacer le comportement inadapté par un comportement qui va dans le sens de ce que vous souhaitez. Pour cela, les exercices d’auto-suggestion couplés à des visualisations sont d’une précieuse aide. L’utilisation des Fleurs de Bach, de la gemmothérapie peuvent également trouver leur place à ce moment.

Mais alors où est le problème ?

Le principal problème réside essentiellement dans le fait que cela PREND DU TEMPS, que des habitudes ancrées depuis des années ne se dénouent pas si facilement. Et les gens veulent du rapide !
Je voyais encore hier sur internet des gens qui vendent des « gouttes miracles » qui font fondre les kilos (et coûtent la peau des fesses !) …et cela se vend par des personnes n’ayant aucune formation médicale au risque de discréditer de bons produits de phytothérapie tels que la gemmothérapie ou encore l’aromathérapie.

Désolée de vous décevoir mais changer des habitudes prend du temps, demande beaucoup de bienveillance et d’amour envers son corps…sinon comment peut-on arriver à bien alimenter un corps que l’on déteste ?? cela demande une relation de confiance et d’honnêteté avec votre thérapeute.

Une fois de plus, le temps, les petits pas et une douce bienveillance envers soi sont des ingrédients nécessaires à la réussite.

 

Mangez gras pour le cerveau

L’idée que pour maigrir ou être en forme, il faut supprimer les graisses est encore beaucoup trop prégnante actuellement.
Chaque fois que l’on fait des études concernant l’impact des oméga-3 sur une pathologie, un dysfonctionnement organique,…on découvre un effet positif ! C’est incroyable d’efficacité

Essayons de remettre de l’ordre dans nos idées et dans les connaissances actuelles sur les effets des oméga-3 sur le cerveau (et la moelle épinière).

Quels problèmes liés au système nerveux sont concernés ?

  • les troubles de l’humeur et l’anxiété
  • les dépressions
  • L’arrêt des antidépresseurs
  • les troubles de l’attention
  • les troubles obsessionnels compulsifs
  • les troubles de la personnalité, les psychoses, les démences, l’autisme

Quelques effets des oméga-3 sur le système nerveux: 

  • Fluidifient les membranes des cellules nerveuses, ce qui facilite le passage des informations entre les neurones.
  • Augmentent la capacité de 2 substances (dynamine et endophiline) à favoriser la transmission nerveuse et le recyclage des vésicules synaptiques (lieu de connexion entre 2 neurones).
  • Améliorent l’irrigation du cerveau: en favorisant l’oxygénation, le passage du glucose et d’autres micronutriments indispensables. De plus, ils empêchent la formation de caillot et diminuent la pression artérielle. Cerise sur le gâteau, ils diminuent le taux de triglycérides et de LDL cholestérol (le mauvais), ce qui réduit le risque d’athérosclérose (le fait qu’une artère se bouche)
  • Préservent le volume cérébral.
  • Diminuent l’inflammation du cerveau, que l’on observe notamment dans le développement de la démence, mais aussi dans la dépression.
  • Augmentent le niveau des messagers chimiques de la mémoire: essentiellement l’acétylcholine et la dopamine. Un complément d’oméga-3 peut augmenter de 40% le taux de dopamine dans le cortex préfrontal (siège des fonctions cognitives supérieures).
  • Accélèrent le traitement de l’information par le cerveau: ils augmentent le taux de P300 qui est une onde cérébrale associée à la mémoire et aux apprentissages.

Comment consommer des oméga-3 en pratique ?

  • Soit on consomme le précurseur  des acides gras à longues chaînes, c’est à dire l’acideα-linolénique dans le l’huile de colza, de lin, de noix (attention ces deux dernières rancissent vite) par exemple.
  • Soit on consomme directement des oméga-3 EPA et DHA via
    • des coquillages, crustacés, poissons gras, jaune d’oeuf de poules nourries aux graines de lin,…
    • des compléments alimentaires d’huile de poissons, de krill, d’algues…

La première chose à faire est de réduire la consommation excessive d’oméga-6 en stoppant les cuissons à l’huile de maïs, d’arachide, de tournesol…entre autre.

Petite précision importante: certaines de ces informations sont connues depuis longtemps mais les oméga-3 ne peuvent pas être brevetés ….

* Ne faites pas de l’automédication car les oméga3 fluidifient le sang (bien que le processus soit plus facilement réversible que pour l’aspirine) et l’avis de votre thérapeute est nécessaire.

Nutrithérapie: Kezaco ?

Vous trouverez des définitions toutes faites sur internet…mais souvent plus compliquées que la réalité elle-même 🙂 Je vais tenter de vous expliquer ce que c’est ou tout le moins la vision que j’en ai.  Ce petit article ne se veut pas exhaustif quant aux innombrables possibilités qu’offre la nutrithérapie, mais juste un petit éclairage 🙂

C’est un outil fantastique pour la diététicienne-nutritionniste que je suis et cela devrait faire partie de la formation initiale de la profession.

  • D’un côté la vision « diététique » de votre alimentation va permettre d’en appréhender la globalité de ce que vous consommez: la structure de votre journée, les horaires, les aliments quantitativement et qualitativement, les envies, les goûts,….
  • Ensuite la nutrithérapie va venir compléter cette vision en l’affinant: elle va se focaliser sur votre biochimie intérieure dont elle permet,entre autres, d’apaiser les désordres.

Comment fait-on ?

Différents outils s’offrent au thérapeute pour l’aider à comprendre votre biochime.

  • La plupart des gens imaginent que la prise de sang est l’outil le plus important…au risque de vous décevoir, je pense que ce n’est pas vrai même si elle est d’une aide précieuse et irremplaçable pour chiffrer certains dosages ou objectiver certaines suspicions. (Une prise de sang pour doser le profil en acides gras peut faire gagner beaucoup de temps pour envisager une complémentation ou des modifications alimentaires et indispensable pour le suivi des patients diabétiques).

Combien de patients se plaignent de douleurs, mal-être, fatigue…alors que la prise de sang est IMPECCABLE ! Ou encore une prise de sang montrant un taux de magnésium dans les « normes » et un patient perclus de spasmes ou autres crampes ?

  • Les questionnaires ciblés sont des outils d’une efficacité redoutable et en faisant des liens avec votre histoire, on peut vraiment clarifier et comprendre votre biochimie afin d’en envisager la correction ou agir en prévention. Ces questionnaires sont parfois composés de questions étranges mais qui font sens pour le thérapeute. On vous demandera de préciser l’heure de vos états de fatigues, les variations d’humeur, votre libido, …et parfois des questions moins glamour sur l’état de vos selles ou l’odeur de vos flatuosités 🙂

 

Bref: nutrition et nutrithérapie sont vraiment complémentaires et optimisent l’aide que le thérapeute peut vous apporter sur votre chemin.

 

 

 

 

 

Atelier d’aromathérapie familiale 10/09/2017 9-13h Nimy

Cet atelier de 4 heures ira à l’ESSENTIEL afin de vous offrir les bases nécessaires à une utilisation correcte des huiles essentielles pour vous et votre famille.

Seront envisagés:

– un bref historique de l’aromathérapie 

– Les critères d’une bonne huile essentielle 

– Les modes d’utilisation

– L’olfactothérapie: l’impact sur nos émotions 

– L’étude d’huiles essentielles pour se faire une aromathèque de base. 

Vous recevrez un syllabus détaillé contenant également des recettes de mélanges simples pour soigner les problèmes du quotidien pour toute la famille !

À qui s’adresse-t’il?

✅À toute personne débutante désireuse d’apprendre 

✅À toute personne utilisant déjà certaines huiles essentielles sans base théorique

✅À toute personne désireuse d’ancrer ses connaissances.
Prix: 75 €
Nombre de places limité à 15 personnes 

Inscription 
Par mail auprès de génération avenir ET de Delphine Blondel
1. aller sur le site

http://www.generationavenir.be/inscriptions/
2. Envoyez un mail 

blondel.delphine@gmail.com
Le versement se fait via le site génération avenir.

L’aromathérapie et le stress: ça marche ?

Il y a énormément de choses à dire sur les possibilités d’impact des huiles essentielles sur le stress. Il existe d’ailleurs des tonnes de livres sur le sujet…Mais ce qu’aucun livre ne remplacera, c’est VOUS ! Je veux dire par là que vous êtes unique, avec votre vécu, vos préférences, vos envies, votre stress et la manière avec laquelle vous le gérez…

Si il est de notoriété publique que l’huile essentielle de lavande vraie (officinale ou fine) est utilisée pour apaiser le système nerveux, il n’est pas rare qu’elle ne fonctionne pas du tout chez certaines personnes.

POURQUOI CA NE MARCHE PAS SUR VOUS ?

A partir du moment où un huile essentielle n’est pas utilisée pour une lésion « banale » (type coup de soleil, petite brûlure,…) où les indications sont valables pour tous, il y a un court-circuitage plus que probable par le système nerveux (système limbique, siège des émotions, de la mémoire,…).

Donc une huile essentielle  a beau avoir une composition parfaite pour « en théorie » apaiser le système nerveux sympathique, il se peut que cela ne fonctionne pas.

QUE FAIRE ?

  • Soit vous êtes intéressé et pas pressé: il peut être intéressant de voir par vous même comment vous réagissez aux différentes huiles essentielles réputées pour impacter le stress. Testez les recettes de livres sur le sujet (mais surtout lisez bien tout avant de faire de l’auto-médication !)
  • Soit vous vous faites guider par votre thérapeute, qui grâce à son anamnèse, à la connaissance qu’il aura de votre personnalité, pourra vous guider vers certaines huiles et vous expliquera clairement comment les utiliser
  • Suivez une formation qui vous fera gagner du temps en vous expliquant clairement comment vous y prendre. Bien souvent, vous y recevrez un syllabus condensé allant droit à l’essentiel. Le fait d’interragir avec un formateur et des participants est très stimulant et motivant. Oui c’est vrai, je prêche pour ma chapelle puisque j’organise des formations 😉 …mais je reste persuadée que l’immersion dans un sujet est la meilleure manière d’apprendre.

Mais quoi qu’il en soit………… il faudra tester.

Ceci dit, si l’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia ssp angustifolia), n’hésitez pas à l’utiliser en application cutanée diluée sur des plexus ou le long de la colonne vertébrale.

J’écrirai bientôt d’autres articles avec des petites recettes car c’est souvent ce que vous préférez 🙂 mais n’oubliez pas……….vous êtes UNIQUE !

cerveau et thé

Dans la Chine ancienne, on affirmait déjà que le thé permettait « d’éclaircir les pensées ». Aujourd’hui on l’implique dans le maintien de l’intégrité des facultés cognitives…et cela est à peu de choses près identique.

On classe les thés en fonction de leur origine et de leur méthode de fabrication.

  • Le thé vert est obtenu en étuvant les feuilles fraîchement cueillies afin d’inactiver les enzymes. Les feuilles restent vertes et ne fermentent pas.
  • Le thé noir est produit à partir des feuilles séchées ce qui concentre la teneur en antioxydants (polyphénols). Ensuite, les feuilles fermentent, ce qui crée une oxydation et les catéchines donnent alors naissance à d’autres substances : les théaflavines et théarubigines.
  • Le thé oolong est obtenu en suivant les mêmes étapes qui conduisent au thé noir. Mais la fermentation sera interrompue et ce thé sera deux fois moins fermenté que le thé noir.

Boire du thé améliore l’attention, l’état d’éveil, les performances… selon une revue de littérature parue dans *American Journal of Clinical Nutrition.

*On observe une augmentation très significative des ondes thêta, associée à la mémoire 30 minutes à une heure après la consommation de thé.

Les  propriétés bénéfiques du thé seraient dues à sa composition

4 polyphénols

  1. l’épigallocatéchinegallate (EGCG),
  2. l’épigallocatéchine,
  3. l’épicatéchine gallate 
  4. l’épicatéchine.

A ces molécules s’ajoutent : la L-théanine et la caféine.

Le thé à la fois stimulant ET apaisant ! Un paradoxe pourtant réel !!
La caféine est plutôt stimulante et même excitante dans le café ne gardera que sa première qualité dans le thé.

En effet, la L-théanine, un acide aminé capable de passer la barrière hémato-encéphalique, va jouer un rôle antagoniste à la caféine.

Comment ?

La théanine favorise la production

  1. de sérotonine (neurotransmetteur apaisant)
  2. de dopamine (neurotransmetteur stimulant)
  3. d’ondes alpha qui apaisent et favorisent la sérénité

 

 

*Einöther SJ, Martens VE. Acute effects of tea consumption on attention and mood. Am J Clin Nutr. 2013 Oct 30.
*Okello EJ, Abadi AM, Abadi SA. Effects of green and black tea consumption on brain wave activities in healthy volunteers as measured by a simplified Electroencephalogram (EEG): A feasibility study. Nutr Neurosci. 2015 Feb 25.